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Des commerçants déçus du retard du train léger à Ottawa

Un homme qui marche le long d'un mur temporaire d'un chantier sur lequel il y a un panneaux sur lequel est écrit : commerces ouverts.
Les commerçants près des différents chantiers du train léger sont déçus des nouveaux retards avant l'aboutissement du projet. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le report de l'ouverture du train léger à Ottawa crée de la grogne chez les commerçants qui ont pignon sur rue près des futures stations. Lundi, les experts de la ville ont indiqué que le nouveau système de transport en commun n'entrera pas en fonction en 2018 comme prévu.

Le train léger, dont l’entrée en service est maintenant repoussée à 2019, doit amener des retombées économiques à travers la ville, en particulier à proximité des futures stations.

Les propriétaires du café Roast'N Brew se sont installés il y a deux ans à l’angle des rues Bank et Queen, à proximité de l’arrêt Parlement, prévu sur la ligne de la Confédération. C’est ce qui nous a attirés ici, explique Monique Saikaley, qui a implanté ce commerce avec son fils.

Un chantier.La station Parlement sera bientôt achevée. Photo : Ville d'Ottawa

Depuis, ils ont dû composer avec la construction qui rend la circulation difficile pour les piétons et les automobilistes autour du café. Ils attendent toujours de pouvoir de tirer profit de leur emplacement.

C’est décevant, parce que dans ce temps-là, il faut attendre et les chiffres ne montent pas, poursuit Mme Saikaley, qui ne peut pas planifier en fonction l’inauguration du train léger puisqu’aucun nouvel échéancier n’a été avancé.

On s’attend à voir beaucoup plus de piétons qui vont arrêter pour le café le matin ou le midi, alors est-ce qu’il faut plus de personnel, plus de machines à café?

Monique Saikaley, copropriétaire, café Roast N' Brew

L’hôtel Marriott, situé en face de l’arrêt Lyon, s’attend à voir plus de piétons déambuler sur son périmètre lorsque le train léger sera mis en service. En ayant accès à ce train éventuel souterrain, nous anticipons d’avoir un achalandage élevé, mentionne Stéphane Pelletier, directeur général de l’hôtel, qui ne croit quand même pas que le délai touche de façon négative l’entreprise qu’il représente.

Le directeur général du Marriott d'Ottawa, Stéphane Pelletier. Le directeur général du Marriott d'Ottawa, Stéphane Pelletier. Photo : Radio-Canada

En mai, on a annoncé que le train allait ouvrir en novembre. Il y avait donc une certitude avec cette date d’échéance, explique le président de la Chambre de commerce d’Ottawa, Ian Faris. Avec ce deuxième délai, les choses sont plus vagues parce qu’on parle d’une ouverture au courant du 1er trimestre de 2019.

D’ici l’inauguration du train, certains entrepreneurs voudraient un coup de pouce supplémentaire de la Ville pour gérer les désagréments qui découlent du retard.

La Ville va imposer une pénalité d’un million de dollars au constructeur et ce serait merveilleux qu’une partie de cet argent soit alloué à la rue Rideau pour ramasser les déchets, la propreté, l’éclairage la nuit. Ce sont des choses qui ont un impact sur les affaires et dont on manque, souhaite la directrice générale de la Zone d’amélioration commerciale de la rue Rideau, Peggy Ducharme.

Avec les informations de Roxane Léouzon

Ottawa-Gatineau

Économie