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Syrie : Guterres appelle à protéger les civils d'Idlib

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres.
Selon Antonio Guterres, il est « absolument crucial » d'éviter une offensive générale, car pareille opération « aurait pour conséquence un cauchemar humanitaire comme on n'en a encore jamais vu depuis le début du conflit syrien, pourtant sanglant ». Photo: Reuters / Juan Carlos Ulate
Reuters

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a appelé mardi la Russie, l'Iran et la Turquie à « n'épargner aucun effort pour trouver des solutions permettant de protéger les civils » dans la province syrienne d'Idlib, où vivent trois millions de personnes.

Selon lui, il est « absolument crucial » d'éviter une offensive générale, car pareille opération « aurait pour conséquence un cauchemar humanitaire comme on n'en a encore jamais vu depuis le début du conflit syrien, pourtant sanglant ».

« Je comprends que la situation actuelle à Idlib n'est pas viable et que la présence de groupes terroristes ne peut pas être tolérée. Mais lutter contre le terrorisme ne dispense pas les belligérants de leurs obligations fondamentales eu égard au droit international », a-t-il ajouté.

Un peu plus tôt, un haut responsable du ministère iranien des Affaires étrangères, Hossein Jaberi Ansari, avait assuré que son pays partageait la vive inquiétude des Nations unies sur la perspective d'une catastrophe dans la province d'Idlib.

Une colonne de fumée s'élève à la suite d'une explosion dans un village syrien.Le village d'Al-Sahan, dans le nord de la province d'Idlib, a été bombardé le 4 septembre dernier. Photo : The Associated Press / Ibaa News

L'Iran et la Russie sont les principaux soutiens du régime du président syrien Bachar Al-Assad, qui a l'intention de reprendre aux insurgés leur dernier bastion, la province d'Idlib. Les avions russes et syriens ont recommencé leurs opérations de bombardement contre cette région après plusieurs semaines de calme, ce qui pourrait être le prélude à une offensive générale.

Un jeune Syrien marche à côté des décombres d'une maison détruite lors d'une opération militaire menée par l'armée syrienne en avril 2012, dans la ville de Taftanaz, à 15 km à l'est d’Idlib.L'Iran et la Russie sont les principaux soutiens du régime du président syrien Bachar Al Assad, qui a l'intention de reprendre aux insurgés leur dernier bastion, la province d’Idlib. Photo : The Associated Press / Uncredited

Moscou rend compte du sommet de Téhéran

« Nous aussi, nous sommes inquiets. Nous allons oeuvrer pour que cela n'ait pas lieu », a dit le ministre iranien Ansari à son arrivée à Genève pour des discussions, sous l'égide des Nations unies, sur la création d'une commission constitutionnelle syrienne.

Ces discussions sont parrainées par l'émissaire des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, et englobent aussi des représentants russes et turcs.

À New York, parallèlement, la Russie a informé mardi le Conseil de sécurité des Nations unies des résultats du sommet russo-turco-iranien qui s'est tenu à Téhéran vendredi et qui n'a pas débouché sur un cessez-le-feu dans la région d'Idlib.

Outre les Nations unies, les États-Unis redoutent eux aussi une« catastrophe humanitaire » dans la région d'Idlib, où vivent deux à trois millions de civils. Quant au président de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan, il a déclaré dans un article au Wall Street Journal qu'une offensive de l'armée syrienne dans la province d'Idlib serait une menace pour l'humanité et la sécurité en Turquie, en Europe et au-delà.

Quant à la représentante permanente des États-Unis à l'ONU, Nikki Haley, elle a affirmé mardi que « la Russie, l'Iran et [Bachar Al-] Assad anéantissent Idlib et nous demandent d'appeler cela la paix. Mais la réalité est là : [le processus de paix] d'Astana [qui a réuni en 2017 la Russie, la Syrie, l'Iran et des factions du conflit syrien, NDLR] a échoué. Il n'est pas parvenu à arrêter les violences et à favoriser une solution politique ».

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