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François Legault promet d'agir pour régler le lock-out à l'ABI

François Legault discute avec un travailleur d'ABI, Pascal Lampron, à l’entrée d’un restaurant de Trois-Rivières.
François Legault a été interpellé par un travailleur de l'ABI, Pascal Lampron, à l’entrée d’un restaurant de Trois-Rivières. Photo: Radio-Canada

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, promet d'intervenir personnellement pour régler le lock-out qui touche les travailleurs de l'Aluminerie de Bécancour (ABI) qui appartient à Alcoa, basée aux États-Unis.

Un texte de Yannick Donahue

François Legault a été interpellé par un travailleur, à l’entrée d’un restaurant de Trois-Rivières où se déroulait une rencontre militante, qui l’a incité à se prononcer sur ce conflit de travail.

Les 1300 travailleurs de l'ABI sont en lock-out depuis le 11 janvier dernier, soit huit mois exactement.

Les coûts de main-d’œuvre de l'ABI sont un peu moins élevés que dans les autres usines d’aluminium, a souligné le chef caquiste. « C’est difficile [de] comprendre pourquoi l’entreprise a fait un lock-out », s’est-il demandé.

M. Legault s’est engagé à se rendre à Pittsburgh pour rencontrer les dirigeants de l'entreprise afin de connaître les enjeux qui sous-tendent ce lock-out.

Cela a un impact économique majeur. Moi, je veux être un premier ministre économique. Je pense qu’il faut aller à Pittsburgh et voir c’est quoi le problème.

François Legault, chef de la CAQ

Un dossier prioritaire

Le chef de la CAQ a promis que ce dossier sera prioritaire. « Si on a un gouvernement de la CAQ, ce sera un dossier sur le dessus de la pile. Il faut aller voir la direction de l’entreprise », a-t-il promis.

François Legault a dit avoir rencontré les représentants syndicaux la semaine dernière.

Le gouvernement libéral de Philippe Couillard a fait appel à l'ex-premier ministre du Québec Lucien Bouchard à titre de médiateur spécial.

La direction de l'ABI continue d'exploiter l'usine pendant le lock-out, mais à raison de seulement une série de cuves sur trois.

Attirer l’attention

Pascal Lampron, travailleur et délégué social du syndicat, était sur place avec six autres membres des Métallos pour attirer l’attention sur leurs conditions. « Le but […] c’est de ne pas se faire oublier. On est là », a-t-il affirmé.

M. Lampron estime que le gouvernement Couillard « n’a pas fait grand-chose à part nommer Lucien Bouchard » dans ce conflit de travail.

Il n’invite pas ses collègues à voter pour un parti en particulier, précisant que chaque personne a ses allégeances. Il insiste cependant pour dire qu'il appuiera le parti qui défendra les travailleurs de l’ABI.

« Je n’ai pas d’allégeance politique. Je vais voter pour le parti qui va nous donner un coup de main pour rentrer au travail. Cela fait huit mois qu’on est dans la rue », a-t-il dit.

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