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Pas de congé pour les enseignants de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées

Severine Wiels et Geneviève Deschênes marchent devant une école.
Les enseignantes Severine Wiels et Geneviève Deschênes n'auront pas droit à leurs congés non-rémunérées. Photo: Radio-Canada / Jonathan Dupaul
Radio-Canada

La pénurie d'enseignants a des effets très concrets à la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées. Une vingtaine de professeurs ont appris la veille de la rentrée scolaire que leur demande de congé partiel sans traitement était refusée.

La rentrée est plus difficile que prévu pour deux enseignantes de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées.

Le 22 août, elles apprenaient qu'elles devaient désormais travailler à temps plein au lieu de profiter des congés non rémunérés qui leur étaient accordés depuis quelques années.

L’enseignante Severine Wiels avait droit à une journée de congé par deux semaines. Geneviève Deschênes, vit une situation similaire.

Madame Deschênes répond aux questions du journaliste.Geneviève Deschênes, enseignante Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

On s'entend que c'est en larmes que je l'ai annoncé à mon conjoint et aux enfants. De toute façon les enfants l'ont tout de suite su juste à voir la réaction que j'ai eue au téléphone, dit-elle.

Mme Deschênes a choisi pour concilier vie familiale et travail en optant pour quatre jours d'enseignement par semaine.

D'un point de vue de la famille, c'était de prendre du temps pour les enfants et un temps pour me ressourcer.

Geneviève Deschênes, enseignante

C'est à regret que la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées dit avoir refusé les demandes de congés traditionnellement octroyées.

Éric Antoine répond aux questions du journaliste.Éric Antoine, président de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées, Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Le président de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées, Éric Antoine, assure que c’est l’intention de la Commission scolaire de vouloir toujours accommoder nos enseignants.

On est en pénurie de main-d'oeuvre à travers le Québec et donc il faut s'assurer de donner un service de qualité aux élèves.

Éric Antoine, président de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées

La partie syndicale craint les effets pervers de ce refus d'accorder des congés. Est-ce que, par exemple, plus de professeurs pourraient tomber malade et ainsi aggraver la pénurie et au bout du compte pénaliser les enfants, se questionne Suzanne Tremblay, présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais.

Madame Tremblay répond aux questions du journaliste.Suzanne Tremblay, présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Le syndicat préférerait plutôt s'attaquer aux raisons qui, selon lui, ont créé la pénurie.

On le sait il y a eu des coupures [...] dans le réseau. La tâche s'est alourdie. Nous on pense que ça va passer par de meilleures conditions de travail et il va falloir valoriser cette profession-là.

Suzanne Tremblay, présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais

Severine Wiels, qui se relève d'un congé de maladie, promet, elle, de ne pas retomber.

De mon côté, j'ai des outils, pour faire face à ça et je sais que je vais prendre soin davantage de moi, ajoute Mme Wiels.

Avec les informations de Martin Robert

Ottawa-Gatineau

Éducation