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Coup de pouce pour la protection d'un oiseau menacé à l'Île-du-Prince-Édouard

Jeune goglu sur une branche.

Le goglu des prés est une espèce menacée.

Photo : Getty Images / Louise Wightman

Radio-Canada

Le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard reçoit de l'aide d'un organisme national de conservation afin de protéger le goglu des prés, une espèce menacée. L'organisme ALUS Canada s'engage à dédommager les agriculteurs de l'île qui attendent la fin de la période de nidification de l'oiseau pour couper leur foin.

Un texte de François Pierre Dufault

En 2010, le gouvernement fédéral a classé le petit oiseau chanteur parmi les espèces menacées au pays. L'activité agricole serait en partie responsable de son déclin observé depuis une cinquantaine d'années.

Le goglu des prés fait son nid dans les champs et y élève ses petits jusqu'à la mi-juillet environ.

Le ministre insulaire de l'Agriculture et des Pêches, Robert Henderson, qui est lui-même agriculteur, raconte qu'il lui est arrivé à quelques occasions de descendre de son tracteur dans son champ afin de sauver des oisillons qui n'avaient pas encore quitté leur nid.

Il m'est arrivé de voir des oisillons qui n'arrivaient pas à voler devant mon tracteur. Je devais attendre que l'oiseau bouge ou le déplacer moi-même.

Robert Henderson, ministre de l'Agriculture et des Pêches de l'Île-du-Prince-Édouard

Selon l'organisme de conservation ALUS Canada, le fait de retarder d'une quinzaine de jours la première coupe de foin de l'année peut changer la donne pour le goglu des prés.

L'organisme sans but lucratif s'engage à verser au gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard la somme de 90 000 $ sur 3 ans afin de dédommager les agriculteurs de la province qui acceptent de couper leurs foins après le 15 juillet.

Le directeur général d'ALUS Canada, Bryan Gilvesy, dit qu'il s'agit d'un geste simple pour protéger le goglu des prés. Cet oiseau peut seulement se reproduire ici. Si nous ne sommes pas en mesure d'assurer sa nidification, nous mettons l'espèce en péril.

Une quarantaine d'agriculteurs de l'Île-du-Prince-Édouard ont accepté de participer au projet.

Île-du-Prince-Édouard

Environnement