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Trudeau insiste sur l'importance économique de l'immigration

Justin Trudeau avec une travailleuse qui prend un autoportrait.
Le premier ministre Justin Trudeau était de passage dans un atelier de Canada Goose, à Winnipeg. Photo: La Presse canadienne / John Woods

Même s'il dit ne pas vouloir intervenir dans les élections au Québec, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, s'est tout de même permis d'insister sur l'importance économique de l'immigration, mardi, alors que deux des quatre principaux partis en campagne ont exprimé la volonté de réduire le nombre de personnes accueillies annuellement dans la province.

Un texte de Marc-Antoine Ménard

À un journaliste qui l’interrogeait sur la promesse du chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, d’entamer des négociations avec le fédéral pour exercer plus de contrôle sur les catégories d’immigration qui ne sont pas de compétence provinciale, particulièrement les réunifications familiales, M. Trudeau a d’abord répondu qu’il avait toujours travaillé avec les provinces « pour répondre à leurs priorités ».

Il a toutefois ajouté qu’il restait « en faveur fortement de l’immigration comme source de croissance économique ».

D’ailleurs, quand je me [promène] à travers le Québec, ce que j’entends le plus souvent, ce sont des préoccupations par rapport au vieillissement de la population et la pénurie de main-d’œuvre.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

« On a donc besoin d’immigration pour créer cette croissance économique, a-t-il ajouté. Mais c’est une position que je tiens depuis longtemps, comme vous le savez. »

Réaction de François Legault

« Je suis content de voir qu’il est ouvert à discuter », a réagi François Legault en point de presse à Saint-Tite, en Mauricie, mardi après-midi.

Le chef de la CAQ a rappelé que si son parti devait remporter les élections, il aurait alors un « mandat » pour négocier avec le fédéral. « Ce serait important que M. Trudeau accepte le verdict du 1er octobre », a dit M. Legault.

Et s'il devait essuyer une fin de non-recevoir? « Je vais rappeler à M. Trudeau qu’au Québec, on perd 26 % de nos immigrants. [...] Ce n’est pas acceptable. Ce n’est pas bon pour les immigrants. Ce n’est pas bon pour le Québec et le Canada », a ajouté le chef caquiste.

Pour arriver à son objectif d’accueillir 40 000 immigrants par année, plutôt qu’un peu plus de 50 000 à l’heure actuelle, dans le but de mieux « en prendre soin », François Legault a affirmé qu’il souhaitait réduire les seuils d’immigration dans les trois catégories de nouveaux arrivants, soit l’immigration économique, les réunifications familiales et les réfugiés. Le Québec n’a toutefois de contrôle que sur l’immigration économique.

Le principal adversaire de M. Legault, le chef du Parti libéral (PLQ), Philippe Couillard, a martelé pour sa part que les seuils d’immigration devraient être maintenus à leur niveau actuel, voire haussés, pour pallier la pénurie de main-d’œuvre au Québec. Après avoir fait de l’immigration la « question de l’urne » lundi, le premier ministre sortant a mis l’accent mardi sur l’aspect économique de cet enjeu.

Le Parti québécois (PQ) s'est engagé à suivre des recommandations de la vérificatrice générale, mais le chef péquiste Jean-François Lisée a déjà évoqué un seuil de 35 000 à 40 000 immigrants. Enfin, Québec solidaire (QS) n'a pas l'intention de modifier les seuils actuels.

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