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La police d'Ottawa n'utilisera pas de test de salive pour détecter le cannabis

Le chef de la police d'Ottawa.

Le chef de la police d'Ottawa, Charles Bordeleau (archives)

Photo : Radio-Canada / CBC

Radio-Canada

Les agents du Service de police d'Ottawa (SPO) n'utiliseront pas de test de salive servant à déterminer si les capacités des conducteurs sont affaiblies par la drogue même si le cannabis à des fins récréatives sera légal au Canada à compter du 17 octobre.

Les agents qui auront des doutes mèneront des tests préliminaires, et si les doutes sont fondés, le conducteur sera transporté au poste de police pour qu'un expert en reconnaissance de drogue détermine si un échantillon sanguin ou d'urine doit être prélevé.

Le chef du Service de police d'Ottawa, Charles Bordeleau, met en avant le fait que les Dräger DrugTest 5000 approuvés par le gouvernement fédéral pour faire analyser des échantillons de salive en vue d'établir s'il y a présence de THC chez les conducteurs lors de contrôles routiers coûtent près de 6000 $ chacun. Il attend de voir les conclusions des autres villes qui se sont munies de ces tests.

Le problème de maintien des échantillons à la bonne température est problématique pour notre climat, a déclaré M. Bordeleau aux journalistes lors d'une réunion de la Commission des services policiers.

Selon M. Bordeleau, le libellé de la loi exigerait également que la police fasse passer le test immédiatement, ce qui pourrait entraîner des dépenses encore plus importantes.

Une fois que nous en avons acheté un, nous devons équiper chaque véhicule de police avec l'un de ces appareils et ce n'est pas pratique pour le moment, s'est-il défendu.

Le chef Bordeleau ajoute que les échantillons d'urine ou de sang recueillis permettront de connaître le niveau de THC présent chez le consommateur, ce qui pourrait être utilisé en cour.

24 experts en reconnaissance de drogues

Les policiers de la Ville d'Ottawa devront mettre les bouchées doubles afin d'être prêts pour faire face aux lois et règlements relatifs à l'utilisation du cannabis à des fins récréatives, qui sera légal au Canada à compter du 17 octobre.

La ministre Lisa MacLeod a présenté mardi, à Ottawa, un document intitulé Lois sur le cannabis : mise à jour de la politique et du comité de gouvernance.

Le document révèle que le SPO a déjà formé 24 experts en reconnaissance de drogues et 246 agents pour faire passer le test de sobriété sur le terrain.

Au terme de la formation, les policiers sont en mesure d’identifier les différentes formes de cannabis et leurs quantités légales, de déterminer les infractions criminelles et de faire la distinction entre l'usage récréatif ou médical de la substance.

Parmi les défis qui attendent les policiers du SPO, on retrouve la hausse du nombre d’appels concernant le cannabis, on retrouve la lutte contre les nouveaux produits sur le marché, les saisies et la répression dans les points de vente de cannabis illégaux.

L’objectif de la police d’Ottawa est de former tous ses agents sur le terrain pour administrer le test de sobriété et former 50 agents en reconnaissance de drogue. Nous sommes à mi-chemin.

Charles Bordeleau, chef du Service de police d'Ottawa

Le gouvernement fédéral a laissé beaucoup de latitude aux provinces et aux municipalités dans l’élaboration de leur cadre législatif entourant la possession et la consommation de cannabis.

Les différents corps policiers au pays doivent donc trouver leurs propres façons de mettre leurs effectifs au fait des réglementations spécifiques aux juridictions qu’elles desservent.

Selon la ministre MacLeod, la police d’Ottawa est sur la bonne voie pour faire face à l’entrée en vigueur de la légalisation du cannabis , dit-elle.La majorité du financement reçu de la province sert à la formation des agents des municipalités de l’Ontario, soit 40 millions de dollars au cours des deux dernières années.

La formation continue et les modifications législatives à venir vont représenter une grande partie des coûts futurs liés à la légalisation du cannabis, peut-on lire dans le document.

Avec les renseignements d'Audrey Roy

Ottawa-Gatineau

Politique provinciale