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Un jour férié pour des activités traditionnelles de chasse dans une convention collective

La façade de l'Hôtel Quality Inn.
L'Hôtel Quality Inn à Sept-Îles Photo: Radio-Canada / Jean-Louis Bordeleau
Radio-Canada avec La Presse canadienne

Un syndicat composé presque exclusivement de travailleurs autochtones vient de ratifier sa première convention collective à Sept-Îles. Un jour férié supplémentaire pour la Journée nationale des peuples autochtones et une possibilité de congé sans solde pour des activités traditionnelles de chasse ont entre autres été négociés.

Il s'agit d'un syndicat d'une vingtaine de travailleurs employés à l'Hôtel Quality Inn à Sept-Îles. Il fait partie de la section locale 7065 du Syndicat des métallos, affilié à la FTQ.

Au cours d'une entrevue avec La Presse canadienne, mardi, Nicolas Lapierre, coordonnateur de la région de la Côte-Nord au Syndicat des métallos, s'est dit particulièrement fier d'avoir négocié un tel contrat de travail.

On est content, parce que ça fait une convention collective à leur image. Et ça, ça nous rend très heureux. Quand on l'a fait entériner en assemblée générale, 100 % des travailleurs et travailleuses ont entériné le contrat de travail, s'est-il réjoui.

De plus, le Syndicat des métallos a réussi à négocier des augmentations de salaire de 11 à 25 % pour la première année du contrat de travail, atteignant ainsi le fameux salaire minimum à 15 $ pour tous les employés, même pour les plus bas salariés, dès la signature du contrat. Certains touchaient auparavant 12 $ ou 13,50 $ de l'heure. Par la suite, les augmentations seront de 2 % par année pour un contrat de trois ans.

Nicolas Lapierre, coordonnateur régional des Métallos, considère que Rio Tinto Fer et Titane formule des demandes idéologiques inacceptables. Nicolas Lapierre, coordonnateur régional des métallos Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Il y avait un rattrapage salarial important à faire en comparaison avec les autres hôtels syndiqués au Québec.

Nicolas Lapierre, coordonnateur de la région de la Côte-Nord au Syndicat des métallos

Autre fait intéressant, l'employeur est le conseil de bande de Uashat-Maliotenam, qui exploite l'hôtel sur le territoire de la communauté innue de Sept-Îles, a rapporté M. Lapierre.

L'employeur n'avait pas rappelé La Presse canadienne, au moment d'écrire ces lignes.

Ça s'est très, très bien passé à la table de négociation, a précisé M. Lapierre. Le nouveau syndicat avait été accrédité en décembre dernier et la première convention vient d'être ratifiée.

Des améliorations ont également été apportées aux vacances. Deux congés de maladie ont été ajoutés, un congé mobile, ainsi qu'un jour férié supplémentaire pour la Journée nationale des peuples autochtones, qui a lieu le 21 juin.

Les syndiqués auront également la possibilité de demander un congé sans solde pour pratiquer des activités traditionnelles de chasse aux oiseaux migrateurs ou aux caribous.

On a mis en place des aménagements : pas plus qu'un par département pour la pratique des activités traditionnelles, pour ne pas vider un département si tout le monde le demande, a précisé M. Lapierre.

Il s'agit du deuxième syndicat constitué d'Autochtones, qui soit affilié au Syndicat des métallos dans la région.

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