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Vaut-il la peine de remplacer un service de police municipal par la police provinciale?

Une autopatrouille de la Police provinciale de l'Ontario
Choisir la PPO a été concluant pour Kapuskasing et Hawkesbury, notamment. Photo: La Presse canadienne / Geoff Robins
Radio-Canada

Alors que le remplacement de services de police municipaux par des détachements de la Police provinciale de l'Ontario (PPO) suscite des débats dans certaines villes ontariennes depuis quelques mois, les résultats sont concluants dans deux petites villes qui ont fait ce choix il y a plusieurs années : Kapuskasing dans le Nord et Hawkesbury dans l'Est.

Un texte de Francis Bouchard

Récemment, la Commission civile de l’Ontario sur la police a déterminé que la décision du conseil municipal de Nipissing Ouest de remplacer son service de police par un détachement de la PPO respectait la Loi sur les services policiers.

La question n’est toutefois pas réglée puisque la Commission des services policiers de Nipissing Ouest, qui s’oppose à la décision de la municipalité, a déposé une demande de vérification judiciaire à la Cour supérieure de justice de l’Ontario.

Dans sa décision, la Commission civile de l’Ontario a noté que les résidents de Nipissing Ouest seraient servis par un plus grand nombre de policiers.

Sept écussons de la police de Kapuskasing.La ville de Kapuskasing a eu un service de police municipal de 1921 à 1993. Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Les Villes de Kapuskasing et de Hawkesbury évoquent aussi les ressources additionnelles de la Police provinciale pour le remplacement du service de police municipale.

À Kapuskasing, le service de police municipal a été dissous en 1993 après 72 ans d'existence.

Près d'une dizaine d'agents avaient été transférés au détachement local de la PPO pour desservir la ville de près de 10 000 habitants.

L'ancien maire de la ville, Jean-Claude Caron, explique que la fusion a amélioré l’efficacité du service pour la population et a permis à la municipalité de faire des économies.

Ça nous aurait coûté cher d’avoir l’équipement nouveau avec les nouvelles technologies dans ces années-là.

Jean-Claude Caron, ancien maire de Kapuskasing

De son côté, la Ville de Hawkesbury a dissous sa police municipale quelques années plus tard, en 1997.

Le président de la Commission des services policiers de Hawkesbury, Robert Lefebvre, dit que la municipalité aurait eu à débourser des sommes considérables pour la mise sur pied des nouveaux services qu'exigeait le gouvernement provincial à l'époque.

C'était plus rentable d'acheter le service et de fusionner avec [la PPO] pour être capable d’être conforme aux normes de la loi provinciale.

Robert Lefebvre, président de la Commission des services policiers de Hawkesbury

Par la suite, Hawkesbury est une des villes ontariennes qui ont demandé un modèle de facturation plus équitable de la Police provinciale aux municipalités.

Implantée il y a quatre ans, cette nouvelle formule se fonde sur le nombre de foyers dans une ville et le nombre d'appels faits à la police.

Certaines villes ont vu une diminution de leurs coûts tandis que d’autres ont subi une augmentation.

Le coût pour Hawkesbury était de quatre millions de dollars en 2014. Ce montant a diminué à trois millions de dollars.

La Police provinciale de l’Ontario fournit présentement des services pour plus de 300 municipalités ontariennes. Il en existe plus de 400 en tout.

Selon le gouvernement, trente villes ontariennes ont fait la transition entre 1998 et 2013.

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