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Élections municipales ontariennes : changement de cap aux Comtés unis de Prescott et Russell?

Des hommes et des femmes qui posent pour une photo
En 2014, quatre maires sortants avaient été écartés du conseil des Comtés unis de Prescott et Russell lors des élections municipales. Photo: Radio-Canada / Denis Babin

Le conseil des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR), qui regroupe les maires de huit municipalités est-ontariennes, pourrait résolument changer de visage à la suite des élections municipales qui auront lieu le 22 octobre.

Au minimum, la table des CUPR va accueillir trois nouveaux maires avec les départs de Fernand Dicaire (Alfred-Plantagenet), de Conrad Lamadeleine (Casselman) et de Gary Barton (Champlain).

Paul-Émile Duval, candidat à la mairie de Champlain, espère faire partie de ce groupe. Il admet toutefois qu’une période d’adaptation sera nécessaire pour les nouveaux venus.

C’est beaucoup plus gros. Il y a beaucoup de monde, de départements. Tu n'apprends pas ça tout de suite, indique-t-il, à propos des CUPR dont le budget annuel dépasse les 106 M$ en 2018.

Quatre courses à la mairie à surveiller

À l’heure actuelle, seul le vétéran Robert Kirby de Hawkesbury-Est, élu sans opposition, est assuré de son poste.

Les quatre autres maires sortants, Guy Desjardins (Clarence-Rockland), Jeanne Charlebois (Hawkesbury), François St-Amour (La Nation) et Pierre Leroux (Russell) doivent se battre pour se faire réélire.

Les CUPR pourraient donc accueillir dans leurs rangs jusqu’à sept nouveaux maires lors de la réunion inaugurale du conseil, en décembre prochain.

La possibilité d’un changement majeur à la table des Comtés, c’est définitivement là, indique Pierre Leroux.

En 2014, quatre maires sortants avaient été écartés lors du scrutin municipal. Sans perdre de temps, leurs remplaçants avaient fait table rase dès leur arrivée aux CUPR.

Des projets audacieux longuement mijotés, comme le centre écoLarose et le développement de la bordure de la rivière des Outaouais, ont été mis au rancart, le nouveau conseil préférant plutôt donner la priorité aux travaux routiers.

Nous n’avons pas tous la même opinion. Peut-être qu’il y a [des nouveaux maires] qui n’aimeront pas les décisions [que nous avons] prises et qui voudront les changer, explique le maire sortant de Clarence-Rockland, Guy Desjardins. Ce dernier affronte Donald Veilleux, un nouveau venu en politique municipale.

Continuité ou rupture?

Chose certaine, personne ne peut accuser le candidat à la mairie de Champlain Paul-Émile Duval de manquer d’expérience.

Le conseiller sortant de la municipalité a déjà siégé aux CUPR en 2012. Il avait alors pris la relève de Gary Barton, parti en congé de maladie.

J’ai été [aux CPUR] quatre mois. Ce sont quatre mois d’expérience. C’est ça qui m’a [incité] à me présenter pour le Canton de Champlain, admet l’homme de 67 ans.

Lorsqu'ils se rendront aux urnes pour élire leurs élus municipaux le 22 octobre prochain, les électeurs des CUPR décideront aussi s’ils privilégient une continuité relative ou une rupture sans équivoque au niveau régional.

Ottawa-Gatineau

Politique municipale