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Jean-François Lisée courtise le vote étudiant

M. Lisée, sur scène, derrière un lutrin et un micro, mais devant le drapeau de l'UdeM.

L'exercice auquel Jean-François Lisée s'est plié mardi a duré 45 minutes environ.

Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

Jérôme Labbé

« Deux dollars? Tu peux faire mieux que ça! Donne 10 $ à Québec solidaire et puis vote pour le Parti québécois »; cette formule appelant au vote stratégique n'est pas nouvelle dans la bouche de Jean-François Lisée. Mais elle fait mouche chaque fois, provoquant des rires assurés.

Le chef du Parti québécois (PQ) avait été invité par la Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal (FAECUM) à prendre la parole sur la scène de l'amphithéâtre Ernest-Grenier, mardi midi. Outre le co-porte-parole de Québec solidaire (QS) Gabriel Nadeau-Dubois – dont la venue est attendue le 24 septembre –, il est le seul chef à avoir accepté de se plier à l'exercice jusqu'à maintenant.

Dans la salle, quelque 200 étudiants, dont plusieurs indécis : « On hésite, c'est pour ça qu'on vient voir les conférences des chefs »; « J'hésite entre deux partis, mais je vais continuer à mijoter ça »; « Moi-même je suis encore indécis, alors je profite du moment pour me renseigner un peu ».

Éducation, environnement, transport en commun... plusieurs sujets chers aux étudiants ont été abordés, mardi.

M. Lisée s'est notamment commis sur la question de la rémunération des stages universitaires en promettant, s'il est élu le 1er octobre, de faire adopter une loi encadrant le statut juridique des stagiaires et en offrant des protections à ces derniers.

Le chef péquiste est également revenu à de multiples reprises sur la question des inégalités sociales, notamment sur la promesse faite par le Parti québécois, le matin même, d'imposer une taxe « gloutons » pour s'attaquer aux salaires des hauts dirigeants.

Des étudiants écoutent le chef péquiste en souriant.

Environ 200 étudiants de l'UdeM s'étaient déplacés mardi midi pour entendre le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée

Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

Mais avant de terminer, Jean-François Lisée a tenu à préciser : « Je sais qu'il y en a parmi vous qui préfèrent le programme de Québec solidaire – et je respecte ça –, mais ils ne formeront pas le gouvernement. Ceux qui peuvent former le gouvernement, c'est le Parti québécois. Alors j'essaye de résoudre le problème de mes amis qui veulent voter pour Québec solidaire, mais qui ne veulent pas que les libéraux ou la CAQ prennent le pouvoir », a-t-il mentionné, avant de suggérer aux indécis de financer QS, mais de voter PQ.

La tirade a fait rigoler la salle. Mais Gabriel Nadeau-Dubois n'a pas tardé à répliquer sur Twitter. « Les gens ne votent pas pour nous parce qu'ils veulent financer la caisse du parti, mais parce qu'ils aiment nos idées : ils veulent la gratuité scolaire, une assurance dentaire pour tous et s'attaquer réellement aux changements climatiques », a-t-il écrit.

« Je comprends », a répondu le chef péquiste. « Mais les gens veulent encore moins se retrouver pour quatre ans gouvernés pas la CAQ ou le PLQ. À l’élection de 2022, avec la proportionnelle mixte, ce sera différent. En 2018, on est pris avec notre système. Alors il faut agir. »

Enfin, M. Lisée s'est engagé, en cas de victoire le 1er octobre, à se soumettre aux questions de « la jeunesse québécoise », « une fois par année », « dans une grande université, comme l'Université de Montréal » – une idée qu'il admet avoir volé à... l'ancien premier ministre du Canada Pierre Elliott Trudeau.

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