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Préparez-vous à plus d’échanges au débat des chefs

Les coulisses du débat des chefs québécois

Une nouvelle formule, où huit citoyens posent une question en direct. Radio-Canada fait le pari que Le grand débat des chefs 2018 laissera cette année toute la place aux interactions entre les chefs. Leur temps de parole sera également chronométré à l'écran pour la première fois.

Un texte de Daniel Blanchette Pelletier

Ne vous attendez pas à de longues allocutions de la part de Jean-François Lisée, François Legault, Manon Massé et Philippe Couillard, jeudi soir.

Les traditionnelles déclarations d'ouverture ont été évacuées au profit de plus d’échanges entre les chefs des différents partis. « Il y a place au débat beaucoup plus qu’avant », confie la directrice générale de l'information de Radio-Canada, Luce Julien.

Le débat est divisé en quatre thèmes :

  • santé;
  • éducation;
  • économie et environnement;
  • identité, immigration et question nationale.

Chacun des thèmes comprend deux questions du public. Les chefs auront 45 secondes pour répondre, à tour de rôle, à chacune des questions avant d’en débattre pendant 11 minutes et 20 secondes.

« Mon souhait, c’est qu’il y a un vrai débat. Je ne fais pas une entrevue avec les quatre chefs. Ils doivent se parler entre eux, ils doivent débattre », assure l’animateur de la soirée, Patrice Roy.

Leur temps sera compté

L’échange de 2 heures 15 minutes sera réglé au quart de tour. Le temps de parole des chefs sera minuté par un chronomètre, visible à l’écran.

« En cours de route, il y aura peut-être un des chefs avec moins de minutes. Mais l’objectif, c’est qu’à la fin du débat, on soit le plus près possible », note Luce Julien, sachant très bien qu’il serait impossible d'arriver à une durée égale et exacte pour chacun.

Un chronomètre est installé sous la photo de chacun d'entre eux. Le cumulatif du temps de parole de chacun des chefs sera chronométré. Photo : Radio-Canada

Ce chronomètre, inspiré de ce qui se fait lors des présidentielles françaises, est un nouvel élément de réalisation testé cette année, mais surtout de transparence envers le public, poursuit la directrice générale de l’information.

Le débat, pour Radio-Canada, c’est sérieux. On veut qu’il soit totalement équitable, totalement impartial. C’est fondamental pour nous.

Luce Julien, directrice générale de l'information, Radio-Canada

Luce Julien convient cependant que le chronomètre ajoute de la pression à l’animateur. Patrice Roy devra non seulement s’assurer que les chefs répondent aux questions, diriger et relancer les échanges, mais aussi équilibrer leur temps de parole.

« C’est à moi de m’assurer qu’à la fin de la soirée, on soit en zone paritaire », convient-il, sachant fort bien que de moins parler fait parfois aussi partie de la stratégie des chefs. D’autres pourraient plutôt tenter de parler moins au début, pour se garder plus de temps de parole vers la fin du débat. Il revient cependant aux chefs d’utiliser adéquatement leur temps d’antenne, conviennent-ils tous les deux.

Les citoyens au coeur de débat

Autre première : le débat sera animé par une seule personne.

« Mais je ne serai pas vraiment seul, précise Patrice Roy, puisque huit personnes du public vont poser des questions en direct aux chefs. »

Radio-Canada a reçu plus de 1000 propositions parmi lesquelles ont été retenues les huit questions qui ponctueront le débat.

Radio-Canada et ses partenaires

Des travaillent s'activent à installer les derniers morceaux du décor.La préparation du studio où se déroulera le débat des chefs allait bon train mardi après-midi. Photo : Radio-Canada / Martin Thibault

Le grand débat des chefs 2018 sera non seulement diffusé par Radio-Canada, mais aussi par une vingtaine de partenaires, dont Télé-Québec et V.

« Pour moi, un débat, c’est un moment clé d’une campagne électorale, un moment solennel », explique Luce Julien.

« C’est extrêmement important d’atteindre le public le plus large possible. Et dans ce cas-ci, Radio-Canada joue vraiment son rôle de service public en offrant [gratuitement] à tous les médias qui le souhaitent de le diffuser à la télé ou sur leurs plateformes web. C’est le rôle du service public de faire ça », enchaîne-t-elle, fière de cette première vaste collaboration.

Le débat des chefs avait été vu en direct à la télévision par 1,3 million de personnes en 2014.

Aussi sur Radio-Canada.ca

Le grand débat des chefs 2018 sera non seulement diffusé dès 20 h, le jeudi 13 septembre, à ICI Radio-Canada Télé, ICI RDI et ICI Première, mais également en direct à Radio-Canada.ca. Il sera aussi retransmis sur Facebook (Nouvelle fenêtre) et YouTube (Nouvelle fenêtre).

Une équipe de journalistes s’attardera pendant ce temps à une vérification des faits disponible pendant le débat sur le site Internet et l’application de Radio-Canada.

Faire son choix

Pour Patrice Roy, le débat est surtout l’occasion pour les citoyens de se démêler à mi-chemin de la campagne électorale.

« Beaucoup de promesses se ressemblent, la différence entre les partis n’est pas si évidente », convient-il.

Au-delà des propositions, le public va aussi analyser la personnalité des chefs et leur jugement, selon lui. « C’est ça qui va aider le choix de beaucoup de gens pour voter », estime l’animateur.

Quand on va terminer ce débat, il faut que les gens soient plus éclairés, que le débat n’ait pas été trop cassette, plate ou long à regarder, qu’il soit dynamique, mais éclairant. C’est vraiment le mot clé, éclairant.

Patrice Roy, animateur, Radio-Canada

Le débat sera suivi, vers 22 h 30, d’un point de presse de chacun des chefs.

Les citoyens anglophones pourront à leur tour se faire une idée lors de la diffusion d’un premier débat en anglais à la télévision, le 17 septembre, enregistré dans le même studio que le débat en français à Radio-Canada.

Les chefs des quatre principaux partis s’affronteront une troisième fois quelques jours plus tard, le 20 septembre, lors d’un débat organisé cette fois par le Groupe TVA.

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