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ALENA : les négociateurs font un « travail acharné », selon Chrystia Freeland

Chrystia Freeland parle aux journalistes.

La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, assure que les négociations se sont poursuivies tout le week-end.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors que les négociations sur l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) se poursuivent à Washington, au Canada, Justin Trudeau a mis en garde contre une « perturbation massive » des deux côtés de la frontière si l'administration Trump maintient ses barrières tarifaires.

À la sortie d’une rencontre de deux heures avec le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a déclaré que les échanges avaient été « productifs et cordiaux ».

En cet anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, elle a indiqué que nous avons un devoir de mémoire pour les milliers de victimes des attentats et leurs proches, mais aussi que cet événement a montré à quel point le Canada et les États-Unis sont des alliés, des voisins, et « des amis très, très proches ».

Elle a ensuite expliqué avoir senti lors de cette dernière rencontre avec Robert Lighthizer, que les deux parties « comprennent mieux maintenant leurs besoins respectifs ».

Refusant comme à son habitude de révéler davantage de détails sur les négociations, Mme Freeland s'est contentée de déclarer : « Rien n'est fait tant que tout n'est pas fait ».

Assurant qu'elle et son équipe se concentrent à fond sur ces négociations, Chrystia Freeland a expliqué que les pourparlers allaient reprendre un peu plus tard en après-midi après consultation par les négociateurs de leur gouvernement respectif.

Le Canada et les États-Unis souhaitent que les négociations soient terminées avant la fin du mois. Mais en dépit de l’optimisme affiché par la ministre Freeland, les progrès en coulisses ont été décrits par de multiples sources comme étant « lents ».

Jusqu'à présent, les deux parties n'ont pas été en mesure de résoudre leurs principaux désaccords, notamment sur l'accès des États-Unis au marché laitier canadien, sur le mécanisme de règlement des différends ainsi que sur une exemption pour les industries culturelles canadiennes.

Perturbations massives

À Ottawa, le gouvernement Trudeau a affirmé à de nombreuses reprises qu'il ne cédera pas sous la pression américaine et qu'il est prêt à quitter l'ALENA s'il le faut, expliquant qu'il ne se fera pas imposer un mauvais accord par Washington.

Interrogé mardi sur les ondes d'une station de radio de Winnipeg à propos des tarifs douaniers qu'impose Washington sur l'acier et l'aluminium, Justin Trudeau a prévenu qu'il y aurait une « perturbation massive » et des pertes d'emplois des deux côtés de la frontière si le président des États-Unis, Donald Trump, persistait dans cette voie.

Interrogé sur la menace du président Trump d'imposer des tarifs sur les importations d'automobiles canadiennes si aucun accord n'intervient, le premier ministre a déclaré que le Canada ne changera pas son approche pour autant.

Je pense que c'est quelque chose dont nous devons évidemment être conscients, que le président envisage, mais nous ne négocions pas différemment à cause de ces moyens de pression.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

« Nous restons concentrés sur ce qui est dans l'intérêt des Canadiens, de nos travailleurs et de l'économie de notre pays. », a-t-il ajouté.

La pression de plus en plus forte sur Ottawa

Un montage photo. À gauche Justin Trudeau, à droite Donald Trump. Tous les deux ont l'air sévère.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau et le président américain Donald Trump.

Photo : Montage Radio-Canada/Reuteurs,AFP

Depuis plus d’un an maintenant, le Canada et les États-Unis tentent de s’entendre dans un long et laborieux processus de renégociation de l’accord de libre-échange qui lie les États-Unis, le Canada et le Mexique depuis 26 ans.

À la fin août, les gouvernements mexicain et américain ont annoncé avoir conclu un accord de principe, sans le Canada, sur le commerce entre leurs pays respectifs.

Invitant le Canada à intégrer rapidement cet accord, le président Trump a alors ajouté qu’en cas d’impasse, il pourrait se passer de la présence du Canada au sein de cet accord commercial.

En plus de cet ultimatum, le président américain laisse planer la menace de l’imposition d’une surtaxe de 25 % sur les voitures construites à l’extérieur des États-Unis, y compris celles en provenance du Canada si aucun accord commercial n’intervient rapidement entre les deux pays.

Rappelons que depuis le mois de mai, l’administration Trump impose, entre autres, une surtaxe de 25 % à ses frontières sur l’acier canadien et de 10 % sur l’aluminium dans le cadre d’une guerre commerciale larvée avec Ottawa.

Lors de son arrivée au pouvoir, en 2016, le président Donald Trump avait promis aux Américains de renégocier l’ALENA, qu’il qualifiait alors d’injuste et de désastreux pour son pays. Menaçant ses partenaires canadiens et mexicains de déchirer l'entente, Donald Trump avait ordonné une renégociation du traité en 2017.

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