•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des commissions scolaires se disent prêtes pour l'éducation sexuelle

Les élèves de l'École secondaire publique des Mille-îles s'installent dans des locaux temporaires pendant deux ans.

Photo : iStock

Radio-Canada

Grâce à des séries de vidéos interactives et à des partenariats avec des organismes, trois commissions scolaires du Grand Montréal estiment qu'elles offrent à leurs établissements les outils pédagogiques nécessaires dans le domaine de l'éducation sexuelle.

Les cours d'éducation sexuelle sont obligatoires partout au Québec à partir de cette année.

Des représentants de la Commission scolaire de Laval (CSDL), de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) et de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPI), qui comptent à elles trois plus de 200 000 élèves, se sont adressés aux médias, mardi, à l’École Jules-Verne, située dans l’arrondissement de Montréal-Nord, où un projet-pilote d’éducation à la sexualité a été mené de 2015 à 2018.

Elles ont voulu se montrer rassurantes à l'égard des parents, qui pourraient ressentir un certain malaise devant le nouveau programme.

Ça peut inquiéter certains parents. Il faut rappeler que ce sont des valeurs qui sont transmises aux enfants : la notion de consentement, le respect, l'estime de soi...

Catherine Harel-Bourdon, présidente de la CSDM

Le personnel de la CSDM pourra par exemple avoir recours à une série de 12 vidéos interactives d'une vingtaine de minutes, Les classes Sexo-Logiques, pour guider ses interventions auprès des jeunes. La comédienne Sarah-Jeanne Labrosse, très populaire auprès d'eux, a notamment prêté sa voix à un personnage animé.

La présidente de la CSDL, Louise Lortie, a évoqué des partenariats avec, entre autres, le CISSS de Laval et la Fondation Marie-Vincent – qui vient en aide aux enfants victimes de violence sexuelle – et un « partage des ressources et des expertises » entre commissions scolaires pour « bonifier nos boîtes à outils respectives ».

La CSDI s'est pour sa part réjouie du projet-pilote « probant » de l’école Jules-Verne.

« Nous sommes à même de constater que les contenus étaient adaptés à l’âge et au développement des élèves de chaque classe, aux situations de leur quotidien et aux questions qu’ils se posent », a indiqué Miville Boudreault, président de la CSDI.

Des outils sont aussi destinés aux parents.

La nouvelle prescription du gouvernement est de cinq heures d'éducation à la sexualité à l'école primaire et de quinze heures au secondaire.

Grand Montréal

Éducation