•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'essentiel travail du cordeur au tournoi de tennis de Québec

Frédéric Pleau derrière une raquette qu'il est en train de corder.

Frédéric Pleau travaille à corder une raquette de tennis lors de la Coupe Banque nationale au PEPS de l'Université Laval.

Photo : Radio-Canada / Mireille Roberge

Radio-Canada

Lors des tournois de tennis, dont la Coupe Banque Nationale qui se tient cette semaine au PEPS de l'Université Laval, le cordeur sur place effectue un travail dans l'ombre, mais essentiel pour les joueuses de la compétition qui lui laissent le soin de préparer leurs raquettes.

Alignement parfait des cordes, ajustement de la tension à quelques grammes près, Frédéric Pleau et son collègue travaillent minutieusement durant de longues heures, chaque jour, à l’écart des courts où se tiennent les matchs.

« On ne chôme pas, ça fait des journées de 25, 30 raquettes à corder, sur un chiffre de 12 heures, c'est presque 2 raquettes à l’heure », dit Frédéric Pleau.

La majorité des 66 joueuses inscrites au tournoi leur confient avant les matchs une ou même plusieurs raquettes à corder avec leurs exigences propres, pour s’assurer d’avoir la tension souhaitée en fonction des conditions du tournoi.

Une raquette de tennis en changement de cordage

Le cordage d'une raquette peut prendre une vingtaine de minutes

Photo : Radio-Canada / Mireille Roberge

Au PEPS, à l’air conditionné, les conditions sont stables, alors le cordage subira peu de variations de tension durant le tournoi.

« Ici, on a cet avantage quand elles trouvent la bonne tension, elles la gardent et depuis le début de la semaine, on peut dire 25, 23 kilos probablement, c’est ce que la majorité des joueuses ont choisi », mentionne le spécialiste.

Frédéric Pleau a notamment préparé la raquette pour la jeune lavalloise de 16 ans Leylah Annie Fernandez qui a remporté le premier match de sa carrière sur le circuit de la WTA.

Les cordeurs doivent satisfaire aux demandes des joueuses, malgré certaines exigences des fois plus difficiles à réaliser.

« La raquette de [Evgeniya] Rodina, elle corde à 72 livres. La raquette prend jusqu’à 60 livres et elle met 72, c’est un stress. Les raquettes sont en graphite donc ça déforme énormément sur la machine », explique le cordeur qui doit éviter que le cadre ne se brise.

Année après année, les cordeurs du tournoi sont évalués par les joueuses. Leur travail semble apprécié puisque Frédéric Pleau est de retour dans les coulisses du tournoi depuis 10 ans.

D’ici dimanche, jour de finale de la Coupe Banque Nationale, les spécialistes auront refait le cordage de quelque 230 raquettes.

Québec

Tennis