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Une survivante du cancer vante les thérapies ciblées

Le cancer du poumon tue près de 20 000 Canadiens chaque année
Les thérapies ciblées comme celle qu'a reçue Jocelyne Ouellet n'étaient offertes qu'aux États-Unis. Photo: Radio-Canada

On ne donnait à Jocelyne Ouellet que quelques mois à vivre, en 2007, lorsqu'on lui a découvert un cancer du poumon à un stade avancé. La résidente de la région de Québec est toujours en vie et peut témoigner des résultats des thérapies dites ciblées.

« J’ai été très chanceuse », avoue d’emblée cette survivante. À 45 ans, Mme Ouellet a reçu un diagnostic de cancer du poumon au stade métastatique. Il était pour ainsi dire trop tard pour tenter une chirurgie.

Sa seule option semblait être des traitements conventionnels de chimiothérapie et de radiothérapie, lesquels lui permettraient de survivre « de sept mois à un an », raconte-t-elle.

Jocelyne OuelletJocelyne Ouellet a été diagnostiquée d'un cancer du poumon avancé en 2007. Photo : Radio-Canada

Mais elle s'est « battue » et a joué de chance. Onze ans plus tard, elle est toujours là.

Après une batterie de tests, les spécialistes ont constaté que sa tumeur présentait une anomalie du gène ALK, et ont donc réalisé que Mme Ouellet pouvait participer à un traitement de nouvelle génération aux États-Unis.

J’espère donner un petit message d’espoir aux autres personnes qui peuvent voir que, des fois ça fonctionne.

Jocelyne Ouellet, survivante du cancer

Dans ce type de traitement, le gène est considéré comme « un marqueur », comme une « cible ».

Si les tumeurs présentent des marqueurs et que des traitements adaptés à ceux-ci existent, les résultats sont généralement « favorables » et prolongent l’espérance de vie, explique Christian Couture, pathologiste à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie du Québec.

Seules 2 % des tumeurs du poumon présentent la même « anomalie » que celle de Mme Ouellet.

Résultats favorables

Lorsqu’un traitement s’attaque à un marqueur en particulier, on parle alors de « thérapie ciblée ». Ce type de traitement n’était disponible qu’aux États-Unis lorsque Mme Ouellet a su pour sa maladie. Elle a été la première Canadienne à profiter du traitement.

Dr Christian Couture, pathologiste à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de QuébecDr Christian Couture, pathologiste à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec. Photo : Radio-Canada

Dans son cas, la réponse a été « carrément exceptionnelle », selon M. Couture. « La durée de survie [est] très longue pour le stade avancé qu’elle [présentait] au moment du diagnostic. »

Les thérapies ciblées ont aussi l’avantage de limiter les effets secondaires, souligne-t-il, puisque les attaques contre la maladie sont plus précises et moins toxiques pour les patients comparativement, par exemple, à la chimiothérapie.

Mme Ouellet a joué d'autant plus de chance qu'elle a développé, il y a deux ans, des métastases au cerveau. Une nouvelle moutûre de la thérapie ciblée qu'elle prenait a permis de contrer la maladie.

D’après le reportage de Nicole Germain

Santé