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analyse

Le mot de Sébastien Bovet : la question de l'urne

Une main dépose un bulletin de vote dans une urne.
À quoi penseront les électeurs au moment de voter? Philippe Couillard et François Legault en ont une idée différente. Photo: iStock
Sébastien Bovet

La théorie veut que, à chaque élection, lorsque vous êtes seul avec votre bulletin de vote, votre choix, le « X » que vous faites, se cristallise sur une question, une seule. On appelle ça la « ballot question » qu'on traduit par « la question de l'urne » ou la question « décisive ».

Depuis 40 ans, cette question, elle était simple : êtes-vous souverainiste ou fédéraliste? Noir ou blanc, pas de nuance. Maintenant que cette question a été écartée, quelle est, cette année, la question décisive?

Philippe Couillard met la sienne sur la table : « est-ce qu'on doit réduire l'immigration au moment où le Québec vit une pénurie de main-d'oeuvre? » Il fait donc de l'immigration LA question décisive des élections.

François Legault ne l'a pas dit en autant de mots, mais SA question de l'urne ressemble à : « qui, selon vous, est le mieux positionné pour tasser les libéraux? ». Bref, il mise sur le vent de changement.

Le changement en politique, ce n'est pas cartésien, c'est presque une émotion, on veut changer, on ne sait pas trop pourquoi, mais on sait qu'on veut changer. C'est intangible.

C'est là toute la difficulté pour Philippe Couillard. Se battre contre le vent, ce n'est pas évident...

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