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Pourquoi devriez-vous suivre le congrès de l’Union des municipalités?

Affiche d'inscription au congrès dans un hall d'hôtel, avec la table d'accueil pour les congressistes et une personne qui est en train de s'inscrire.
Le congrès de l'Union des municipalités de la Colombie-Britannique se poursuit à Whistler jusqu'à vendredi. Photo: CBC/JUSTIN MCELROY
Radio-Canada

Les représentants de toutes les municipalités de la Colombie-Britannique sont réunis à Whistler toute la semaine pour débattre de 205 résolutions. Voici 5 raisons pour lesquelles il faut suivre ce qui se dit lors de ce congrès annuel.

Un texte de Julie Landry

1- Un lieu de rencontre privilégié pour les municipalités

Si les municipalités sont consultées régulièrement pendant l’année sur des sujets précis, le congrès annuel de l’Union des municipalités de la Colombie-Britannique est l’endroit par excellence pour permettre aux municipalités de faire du lobby auprès de la province. De nombreux représentants provinciaux, élus ou non, y passent la semaine pour écouter les doléances. Ceux qui rédigent les politiques publiques peuvent s’en inspirer.

2 - Le point de départ de certains projets de loi

Pour la province, un projet de loi qui reçoit l’aval des municipalités a plus de chance d’être reconnu et accepté par les électeurs. Quand il prend sa source, en totalité ou en partie, des résolutions adoptées au congrès de la UMBC, cette chance en augmentée. Par exemple, la ministre des Affaires municipales et du Logement, Selina Robinson indique que les municipalités ont eu un grand rôle à jouer dans des dossiers comme la légalisation du cannabis, le financement de Translink et les réformes au sujet du financement des campagnes électorales.

Selina Robinson derrière un lutrin s'adresse à des personnes hors champ lors d'un point de presse.Selina Robinson, la ministre des Affaires municipales et du logement, croit que cette solution de logements temporaires d'urgence aidera les sans-abri dans la région. Photo : CBC

3- Un gouvernement provincial à l’écoute

Il semble y avoir une ouverture particulière de la part de la province pour les dossiers municipaux. La ministre Robinson se targue d’avoir rétabli les relations entre la province et les conseils municipaux. « Nous avons travaillé fort pour que les municipalités comprennent que nous voulons travailler avec elles », a-t-elle exprimé avant l’ouverture du congrès.

Même si le maire de Coquitlam, Richard Stewart, critique entre autres la nouvelle taxe santé de la province, il souligne le bon travail accompli par la ministre dans sa première année. L’ancien député libéral croit que la ministre bien fait avancer les dossiers du logement et des municipalités. « Elle a beaucoup de compétence, nous essayons de travailler avec elle et j’ai confiance qu’elle peut apporter des solutions », a-t-il affirmé.

4 - Des dossiers d’importance

Selon la présidente de la UBCM, Wendy Booth, toutes les 205 résolutions présentées au congrès sont importantes et il faudra que les débats soient effectués de façon efficace. Certains dossiers reviennent dans quelques résolutions. Par exemple, il reste encore des détails à régler entourant la légalisation du cannabis prévue le 17 octobre et les municipalités veulent leur mot à dire. Des municipalités demandent la moitié des revenus de la taxe provinciale sur le cannabis, une résolution incite la province à les informer de tout projet de fermes de cannabis, une autre demande un moratoire sur l’utilisation des réserves agricoles pour faire pousser du cannabis. La taxe sur la spéculation foncière, la taxe sur la santé, la réconciliation avec les autochtones et la crise sur le logement font aussi partie des dossiers discutés.

5 - Les enjeux locaux

Le congrès de l’Union des municipalités de la Colombie-Britannique permet aussi aux plus petites municipalités de faire entendre leur voix souvent étouffée par celle des grandes villes. Voici quelques exemples:

  • Certaines municipalités s’unissent pour demander une option pour remplacer le service d’autobus Greyhound Canada qui a choisi d’arrêter de desservir l’Ouest canadien.
  • Des municipalités des Kootenays Est voudraient interdire le fait de nourrir la faune sauvage.
  • Le maire de Hudson voudrait faire arrêter le changement d’heure deux fois par année.
  • La municipalité de Pemberton voudrait que des frais soient imposés à l’entrée de certains sentiers très populaire, comme celui de Joffre Lakes, pour en assurer l’entretien.

Le Congrès de l’UMBC se poursuit jusqu’à vendredi. John Horgan prononcera le traditionnel discours du premier ministre provincial, vendredi matin.

Colombie-Britannique et Yukon

Politique municipale