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Le maire de La Motte démissionne et livre un vibrant plaidoyer en faveur des consultations publiques

Un homme prend la pose à côté d'un drapeau du Québec.
Louis-Joseph Fecteau-Lefebvre, maire de La Motte (archives) Photo: Radio-Canada / Thomas Deshaies

Le maire de La Motte, Louis-Joseph Fecteau-Lefebvre, démissionnera de ses fonctions le 11 septembre, en raison du Projet Authier de Sayona Québec. Il se dit épuisé par la controverse qu'occasionne le projet et fait état de divergence d'approche entre lui et les autres membres du conseil.

Un texte de Thomas Deshaies

La plus grosse raison, c’est l’épuisement que cela m’a occasionné, affirme d’entrée de jeu Louis-Joseph Fecteau-Lefebvre, pour expliquer son choix de quitter la vie politique active.

Lorsque questionné à savoir si sa démission s’explique aussi en raison de divergences d’opinions entre lui et ses conseillers sur le Projet Authier, le maire se garde bien d’adopter un ton accusateur. Rappelons qu’une résolution d’appui au Projet Authier avait été adoptée par le conseil à son insu.

C’est un problème de société au grand complet, tranche-t-il. Si j’avais fait partie d’un autre conseil municipal, je crois que cela aurait fini par faire la même chose. Il y a une question de génération, dans une certaine mesure. J’ai été élevé dans l’urgence de l’environnement.

Une culture d’implication citoyenne à construire, selon le maire

M. Fecteau-Lefebvre estime qu’il n’y a pas suffisamment d’institutions pour permettre aux citoyens de débattre des enjeux qui les touchent. On n'a pas encore la pratique ou le réflexe de le faire, de se rassembler puis de décider ensemble, déplore-t-il.

On n’est pas équipé politiquement pour faire face à l’enjeu environnemental dans son ensemble. On n’a pas d’assemblées publiques permanentes puis d’institutions qui permettent la discussion au grand jour; une place de décision politique publique.

Louis-Joseph-Fecteau-Lefebvre, maire de La Motte

Le maire sortant, qui affirme ne plus vouloir prendre position publiquement sur le Projet Authier, espère toutefois que le « débat public et d’idées » se poursuivra dans la région. Comme Nicolas Hulot (ministre démissionnaire de la Transition écologique en France) le dit, le temps presse. Sa démission résultait de la société au complet qui n’était pas prête à faire face aux dangers de demain, aux défis de la réponse environnementale de la pollution des Occidentaux, affirme-t-il.

On ne peut pas juste se permettre de voter tous les quatre ans puis se laver les mains du politique tout le reste de l’année. On ne pourra pas faire face aux défis de l’avenir avec si peu de pratique dans la décision collective.

Louis-Joseph Fecteau-Lefebvre, maire de La Motte

Bien que le maire veut se faire discret pour la suite, il entend bien suivre l’évolution du dossier.

Abitibi–Témiscamingue

Politique municipale