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Taillefer jure n'être « pas du tout » à l’origine des attaques libérales contre Legault

Alexandre Taillefer et Philippe Couillard.
Alexandre Taillefer oeuvre dans l'ombre de Philippe Couillard durant cette campagne électorale. Photo: Radio-Canada / Romain Schué

Président de la campagne du Parti libéral du Québec (PLQ), Alexandre Taillefer se défend d'être à l'origine des multiples attaques de candidats du PLQ contre le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault. L'homme d'affaires fait valoir la liberté d'expression qui prévaut au sein de la formation dirigée par Philippe Couillard.

Un texte de Romain Schué

« On n’est pas un parti scripté. On ne contrôle pas ce qui va être », a expliqué M. Taillefer, présent dans un vignoble de Dunham en fin d’après-midi, lundi, dans le cadre d’une rencontre avec des entrepreneurs, à laquelle participait également le chef libéral.

Le fondateur de Téo Taxi, qui a choisi de rejoindre le PLQ au printemps dernier, travaille dans l’ombre depuis le lancement de la campagne électorale. Il s’agissait de sa première sortie publique aux côtés de Philippe Couillard, après être resté loin des caméras en Mauricie, le 23 août, lors de la soirée inaugurale du parti.

Son rôle a néanmoins été évoqué par l’équipe de François Legault ces derniers jours, après les attaques répétées de plusieurs candidats libéraux à son endroit. Marc Tanguay, Christine St-Pierre, Pierre Arcand, Isabelle Melançon, Gaétan Barrette ou encore Marwah Rizqy ont lancé des pointes acérées contre le chef de la CAQ. Lundi, c'était au tour de Carlos Leitao et Dominique Anglade de mener une nouvelle charge contre le cadre financier de la Coalition avenir Québec.

Commande-t-il ces sorties? « Pas du tout. Ce sont les candidats qui prennent les décisions. Je peux vous assurer que ça ne vient pas de moi, a assuré Alexandre Taillefer. On n’est pas le parti d’une seule personne, on est le parti d’une équipe. »

Effectivement, si vous prenez 5 ou 15 secondes d’un extrait, on peut croire que c’est une tentative de démolition, mais ce n’est pas le cas du tout. Ce sont des gens qui ont des points à faire valoir.

Alexandre Taillefer, président de campagne du PLQ

Après avoir accusé, mi-août, François Legault de menacer la « paix sociale » au Québec, Alexandre Taillefer, reconnu pour son franc-parler, défend cependant l’idée d’attaquer frontalement le chef caquiste.

« On n’est pas dans une campagne où on s’attaque à François Legault, mais dans une campagne où on s’attaque à ses idées, les idées de la CAQ », affirme-t-il.

Et si, ajoute-t-il, « Marwah [Rizqy] a dit effectivement qu’il était sexiste  », ce n’était pas une demande du PLQ. « On n’est pas là pour contrôler ce qu’une candidate va dire », reprend-il, sans vouloir préciser s’il soutient cette opinion.

Alexandre TailleferAlexandre Taillefer a toujours l'intention d'être un jour candidat. Photo : Radio-Canada / Romain Schué

Taillefer promet des « choses surprenantes »

Reconnaissant être « impliqué dans la stratégie » des libéraux, en travaillant au quotidien dans la permanence du parti située à Montréal, Alexandre Taillefer indique être ravi de son choix de quitter le monde des affaires.

« L’implication sociale a toujours fait partie de mes décisions. J’ai toujours voulu le faire. Je suis très heureux de faire cette campagne. C’est une excellente école, une très bonne éducation », mentionne-t-il.

Bien qu’il y ait quelques ressemblances entre le programme de la CAQ et celui du PLQ, notamment en ce qui a trait à une hausse des salaires des enseignants et à une baisse de frais de stationnement des hôpitaux, l’ancien « dragon », qui avait été ferme, dans le passé, sur sa volonté de ne pas rejoindre la Coalition avenir Québec, promet de nouveaux engagements.

« Il y a encore des choses qui vont être surprenantes et des choses qui ne sont pas attribuées historiquement à ce que le Parti libéral fait », confie celui qui se définit comme « progressiste ».

Ce dernier confirme n’avoir jamais cherché à être candidat cette année, tout en répétant vouloir l’être prochainement. « C’est dans mon ADN, ça fait partie de moi », souligne-t-il.

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