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  • Syncrude, la plus grande usine de sables bitumineux du monde, a 40 ans

    Un silo avec le nom de Syncrude en premier plan, avec les tours de l'usine à l'arrière.
    Il y a 40 ans, Syncrude est inaugurée et devient la plus grande usine du monde pour le traitement des sables bitumineux. Photo: Radio-Canada / Reportage de l'émission Téléjournal du 9 novembre 2009
    Radio-Canada

    Le 15 septembre 1978, l'usine de traitement des sables bitumineux Syncrude est inaugurée en Alberta. À ses débuts, la plus grande usine de l'industrie est présentée comme un fleuron prometteur pour l'économie canadienne. Mais quelques décennies plus tard, l'extraction des sables bitumineux est dénoncée de manière virulente par les environnementalistes.

    Syncrude est située à 40 kilomètres au nord de Fort McMurray, dans le nord-est de l'Alberta. L'usine est, au moment de sa construction, la plus grande du monde pour le traitement des sables bitumineux.

    La construction, qui s’est échelonnée sur cinq ans, est évaluée à environ 2,17 milliards de dollars. Elle a permis d’employer près de 10 000 travailleurs.

    Au Téléjournal du 15 septembre 1978, le journaliste Jean Chartier dresse un portrait des activités de l’usine et de l’industrie des sables noirs de l’Alberta.

    C’est le deuxième plus extravagant travail d'ingénierie en construction au Canada, tout de suite après les travaux à la baie de James.

    Le nom « Syncrude » désigne un constituant obtenu après purification des sables bitumineux. Il s'agit d'un pétrole brut synthétique très visqueux, utilisé surtout dans l'industrie chimique.

    Téléjournal, 15 septembre 1978

    Au moment de l’inauguration de l’entreprise, les attentes économiques et énergétiques sont grandes. On n'évoque alors que très peu la problématique environnementale que pose l’exploitation des sables.

    Mais au cours des décennies suivantes, la pression monte contre Syncrude. L’industrie des sables bitumineux devient la bête noire de groupes environnementalistes.

    L'extraction des hydrocarbures contenus dans les sables bitumineux nécessite la mise en pratique de techniques de mines à ciel ouvert.

    De plus, la transformation des sables bitumineux demande une quantité d'eau très importante, équivalente à la consommation quotidienne d'une grande ville.

    Cela occasionne donc beaucoup de dommages pour les écosystèmes environnants. L'impact est particulièrement difficile pour la forêt boréale, ainsi que pour la qualité de l'air et les réserves d'eau.

    Selon Greenpeace, les sables bitumineux sont responsables de bien des maux. Gaz à effet de serre, réchauffement climatique et la pollution générée par les sites laissent de dangereuses traces.

    Frédéric Arnould, journaliste

    Alors que les environnementalistes sonnent l’alarme sur les répercussions néfastes de l'exploitation des sables bitumineux, l’industrie, elle, croit à la désinformation.

    Elle soutient l’apport économique non négligeable que les sables bitumineux représentent au niveau énergétique.

    Pour d’autres, il ne faut pas oublier le pan économique de cette activité. Selon Joseph Doucet, professeur d’économie de l’Université d’Alberta, l’économie canadienne ne peut se passer des sables bitumineux. Les Canadiens en sortiraient plus appauvris sans cette exploitation.

    Au Téléjournal du 9 novembre 2009, le journaliste Frédéric Arnould présente les deux côtés de la bataille sur les sables bitumineux.

    Téléjournal, 9 novembre 2009

    Aujourd’hui, Syncrude demeure active et a même augmenté de manière significative sa production de barils par jour.

    Et la lutte contre les sables bitumineux est également toujours bien présente dans le discours écologique. Une situation qui n’est pas près de se dénouer.

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