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Émile Loranger « en réflexion » sur son avenir politique

Le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger

Le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

De plus en plus isolé au conseil municipal, le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger, est « en réflexion » quant à son avenir politique, lui qui règne sans partage sur sa ville depuis 1983.

M. Loranger a fait cette confidence lors d'un court entretien téléphonique, lundi soir, reconnaissant au passage ne plus avoir beaucoup d'alliés au conseil municipal.

M. Loranger doit siéger au moins une fois d'ici le 30 octobre pour ne pas être démis de ses fonctions en vertu de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités. Mais M. Loranger est « en réflexion » à savoir s'il le fera, a-t-il dit lundi.

Mis à l'écart

À la demande de ses collègues élus au conseil de ville, M. Loranger ne siège plus et ne participe plus aux activités municipales depuis le mois d'avril.

Il est visé par une plainte de harcèlement psychologique contre une ancienne employée de la municipalité. L'affaire est traitée par la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST).

Or la semaine dernière, le maire s'est présenté à l'hôtel de ville sans avertir le personnel. Il aurait demandé les clefs du bâtiment municipal et rencontré les directeurs des différents départements pour avoir une mise à jour des dossiers.

La situation a causé un certain malaise et forcé les conseillers municipaux à tenir une séance extraordinaire, ce lundi, pour lui demander une nouvelle fois de demeurer à l'écart. La résolution en ce sens a été adoptée à l'unanimité.

Message fort

Pour la mairesse suppléante, Sylvie Falardeau, le geste est significatif. « Le conseil, ça marche par résolutions. Alors quand on dit à monsieur le maire qu’on préfèrerait qu’il ne se présente pas [de vive voix], ça a moins d’impact qu'une résolution de la part des membres du conseil », explique-t-elle. Les éus avaient jusqu'ici une entente « de gré à gré » avec M. Loranger.

Symbolique

D'un point de de vue légal, rien ne peut empêcher Émile Loranger de se présenter à l'hôtel de ville. « S'il veut, il peut », convient Mme Falardeau. Jusqu'à la semaine dernière, le maire avait respecté cette entente.

Dans sa résolution adoptée lundi, le conseil de L'Ancienne-Lorette se garde le droit d'aller devant la Commission municipale du Québec (CMQ) pour faire la lumière dans le dossier de M. Loranger.

L'avocat Richard Laflamme

L'avocat Richard Laflamme

Photo : Radio-Canada

Richard Laflamme, avocat spécialisé en affaires municipales, confirme que le geste est surtout « moral ». Il soutient que la résolution a pu être adoptée « pour des motifs politiques ». « Peut-être que le conseil est au courant de certains éléments additionnels », avance-t-il.

Concernant la plainte devant la CNESST, une rencontre de médiation est prévue entre les parties mercredi.

La défense de la Ville de L'Ancienne-Lorette, à qui la plainte est adressée, a jusqu'ici coûté 30 000 $.

Avec les informations de Nahila Bendali

Québec

Politique municipale