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Une première marche contre l’intimidation pour la fondation d’Erik et Melinda Karlsson

Erik Karlsson et sa femme Melinda marchent, entourés de parents et d'enfants.

Erik Karlsson et sa femme Melinda ont organisé une marche pour lancer leur fondation Can’t dim my light.

Photo : Radio-Canada / Dominique Degré

Radio-Canada

Environ 150 personnes ont pris part à la première « Marche de la lumière » organisée conjointement par les fondations Proud to be me et Can't dim my light, une organisation mise sur pied par le capitaine des Sénateurs d'Ottawa, Erik Karlsson, et sa femme, Melinda.

Un texte de Dominique Degré

Se faire intimider, c’est de se faire embarquer dans un combat dont on ne veut pas, a lancé Melinda Karlsson lorsqu’elle s’est adressée à la foule réunie à Kanata, dimanche soir. Selon la présidente-directrice générale de Proud to be me, Cindy Cutts, le capitaine des Sénateurs et sa femme voulaient en faire davantage dans la communauté pour lutter contre les différentes formes d’intimidation.

Une femme parle un micro pendant qu'un homme regarde le public devant une banderole où il est écrit « Proud to be me ».

Erik et Melinda Karlsson ont prononcé des discours le soir du 9 septembre 2018 à Kanata.

Photo : Radio-Canada / Dominique Degré

Nous voulons mettre ce sujet en lumière et faire en sorte que les gens en parlent, a expliqué Mme Cutts, qui salue l’implication très directe de la vedette du hockey et de sa douce moitié.

La responsable de Proud to be me espère que les dons des participants et des commanditaires permettront d’amasser 50 000 $ pour certains projets dans les écoles de la région. Parmi ceux-ci : la mise en place de « bancs de l’amitié » dans les écoles primaires de la capitale nationale.

Les jeunes qui sont trop timides peuvent s’asseoir sur un de ces bancs, et ça indique aux autres enfants qu’ils peuvent l’inclure dans leurs activités, a relaté Mme Cutts. Nous avons déjà installé des bancs dans certaines écoles, et ça fonctionne très bien.

Un banc gris sur lequel les formes de deux écoliers se tiennent pas la main.

Un «banc de l'amitié» de la fondation Proud to be me.

Photo : Radio-Canada / Dominique Degré

La fondation de Mme Cutts a pour objectif d’installer un banc dans toutes les écoles primaires de la région d’Ottawa, ce qui, selon elle, représente entre 400 et 500 établissements.

Nous n’arrêterons pas tant que toutes les écoles n’auront pas leur banc d’amitié.

Cindy Cutts, PDG, fondation Proud to be me

Erik et Melinda Karlsson ont profité de l’événement pour faire don de deux bancs d’amitié à des écoles du secteur.

Mme Cutts précise aussi que l’organisation de la Marche est en branle depuis un peu plus d’un an, soit bien avant que Mme Karlsson demande une protection de la cour contre une autre femme qui, selon elle, lui aurait proféré des menaces.

L’importance de la communication

De nombreuses familles avaient décidé de prendre part à la Marche. L’intimidation est un sujet qui préoccupe plusieurs parents qui étaient sur les lieux.

« J’ai deux enfants à l’école, en quatrième et cinquième année, et mes enfants sentent que [l'intimidation] arrive à leur école », a affirmé Joumana Campbell, une bénévole lors de la Marche de la lumière.

Une femme pose avec un jeune garçon.

Joumana Campbell et son fils Josh

Photo : Radio-Canada / Dominique Degré

« Je pense que l’intimidation est un grand problème et j’aime beaucoup l’idée des bancs d’amitié », a expliqué pour sa part Romeo Paolozzi, qui était sur place en compagnie de son fils de 11 ans, Zachary.

Pour ces deux parents, il est primordial de maintenir la communication au quotidien avec ses enfants, même si une telle tâche peut paraître difficile quand les jeunes arrivent à l’adolescence.

L’implication de personnes publiques connues et aimées des jeunes, comme Erik Karlsson, peut aussi donner un coup de pouce aux jeunes qui ont des problèmes d’intimidation, croient-ils.

Si on peut avoir des personnalités importantes qui viennent à l’école, qui pourront parler aux enfants pour dire qu’eux autres étaient jeunes aussi et qu’ils ont eu des difficultés [...] [les jeunes] vont écouter ces personnes plus que même leurs parents, estime Mme Campbell.

Société