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Les microbrasseries victimes de leur succès

Les microbrasseries ne fournissent pas à la demande.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

En sept ans au Québec, le nombre d'entreprises brassicoles a doublé. Les bières de microbrasseries ont la cote, mais les entrepreneurs ont parfois de la peine à livrer la marchandise.

La clientèle recherche des produits d'exception et s'informe des nouveautés sur le marché. Il y a des produits que l'on a en caisse et ça dure que quelques minutes. Des fois, on publie en ligne et, une heure après, il y en a plus en magasin. Vraiment, les gens courent ça, explique le propriétaire du magasin spécialisé Au vent du Nord, Nicolas Ratthé. Il doit parfois imposer des limites pour l'achat de certains produits.

Des fois, on est un peu déçus parce qu'on commande des produits et au lieu de recevoir 10 caisses, on en reçoit 3. Il y a beaucoup de détaillants et les microbrasseries veulent faire plaisir à tout le monde.

Nicolas Ratthé, propriétaire Au vent du Nord

L'artisan brasseur de Sutton Patrick Roy a démarré son entreprise il y a peu plus de trois ans. Il dessert une centaine de clients et il ne peut plus en prendre de nouveau. C'est un casse-tête total en ce moment. Je ne réussis même pas à fournir les clients que j'ai ouverts.

La situation est similaire à la Brasserie Dunham. La liste d'attente de clients intéressés est longue.

Faut comprendre qu'ils produisent au maximum de leur capacité et ils ont deux fois plus de demandes que de production. Ils choisissent donc à qui ils vendent.

Maxime Pothier, propriétaire Le King Hall

Les microbrasseries se retrouvent donc devant un dilemme. Ajouter ou non des cuves. Chaque microbrasserie doit avoir ce questionnement-là. On rajoute des cuves? C'est plus de travail, mais jusqu'où tu veux aller? Tu peux te rendre loin, conclut Patrick Roy, de la Microbrasserie Auberge Sutton Brouërie.

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