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CSN et FTQ réclament une assurance médicaments universelle

Gros plan sur des capsules de médicaments blanches à la sortie d'une bouteille ambrée couchée sur le côté.

Deux centrales syndicales veulent que Québec offre une nouvelle assurance pour couvrir le coût des médicaments.

Photo : iStock

La Presse canadienne

Deux grandes centrales syndicales réclament la création d'une assurance médicaments publique et universelle au Québec. Les présidents de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) lancent la balle dans le camp des politiciens en campagne électorale.

Les deux centrales syndicales ont présenté cette annonce dimanche matin à Montréal. Les regroupements ont d'ailleurs lancé une plateforme en ligne où le public est invité à s'informer et à rejoindre leur mouvement.

Selon les regroupements de travailleurs, il s'agirait de « la pièce manquante » du système de santé.

D'après les syndicats, le Canada serait le seul pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à ne pas inclure de couverture universelle des médicaments d'ordonnance dans son système de santé publique.

Par communiqué, le président de la FTQ, Daniel Boyer, dénonce l'inefficacité du « régime à deux têtes » au Québec entre ceux qui détiennent une assurance privée et les autres qui comptent sur le régime public.

Cela « cause des injustices graves à une grande partie de la population, de plus en plus de personnes ne prennent pas leurs médicaments pour des raisons financières », s'indigne-t-il.

De son côté, le président de la CSN, Jacques Létourneau, s'en prend au coût « extrêmement élevé » des médicaments au Québec qui serait parmi les plus élevés de l'OCDE.

Le régime mixte ne correspond plus à nos besoins collectifs, notamment en raison des problèmes d'accessibilité, d'équité et de contrôle de coûts.

Jacques Létourneau, président de la CSN

Les deux syndicats soutiennent qu'un régime public à 100 % permettrait de « garantir un accès équitable aux médicaments d'ordonnance ».

Ils affirment que les dépenses pourraient même être réduites, ce qui en ferait donc une bonne décision économique et politique.

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