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Deuxième jour de bombardements russes et syriens à Idlib

Un nuage de fumée noire plane au-dessus de bâtiments dévastés par un bombardement en Syrie.

La fumée s'élève dans le ciel après un bombardement de l'armée syrienne dans le village de Al-Habit.

Photo : Getty Images / Omar Haj Kadour

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les armées de l'air russe et syrienne ont repris dimanche leurs bombardements intensifs sur les secteurs d'Idlib et de Hama, ont annoncé des habitants et des sauveteurs, Damas intensifiant son offensive contre le dernier bastion des rebelles en l'absence d'accord de cessez-le-feu.

Des hélicoptères de l'armée syrienne ont largué des barils d'explosifs sur les villages de Al-Habit et d'Abdin, dans le sud d'Idlib, et sur une série d'autres villages de la région.

Selon Abdoullah Kassemsaïd, un habitant de Al-Habit, une quinzaine d'hélicoptères ont largué des bombes sur la localité. Au moins deux enfants ont été tués et neuf autres blessés dans ces bombardements qui ont touché des dizaines de bâtiments.

« Nous avons extrait les enfants des décombres. Que fait le monde pour s'élever contre ces crimes? », s'est interrogé Abdoullah Kassemsaïd.

Au moins cinq autres personnes ont été tuées par des tirs d'artillerie à Kalat al-Madik, une localité rurale au nord d'Hama.

Quant aux avions russes, ils auraient frappé les villes de Latamneh et de Kafr Zeita, dans le nord de Hama, indique-t-on de plusieurs sources.

Damas, soutenu par ses deux grands alliés, la Russie et l'Iran, prépare un assaut majeur pour récupérer Idlib et les zones voisines du Nord-Ouest. La province est le dernier grand bastion à s'opposer activement au président Bachar Al-Assad.

Les avions de guerre russes et syriens ont repris leur campagne de bombardement samedi, au lendemain de l'échec d'un sommet tripartite entre les présidents turc, iranien et russe pour tenter d'organiser un cessez-le-feu qui aurait empêché l'offensive.

Jusqu'à présent, les frappes aériennes n'ont pas touché de grandes villes de la province, où plus de trois millions de civils ont trouvé refuge au cours du conflit.

Lignes rouges

La Turquie et les puissances occidentales ont mis en garde la Syrie contre un bain de sang si une importante campagne de bombardements appuyée par la Russie venait à être lancée dans cette province qui borde la Turquie.

La ministre française des Armées, Florence Parly, a réitéré dimanche les « lignes rouges » de la France sur l'utilisation de l'arme chimique, dans le sillage des déclarations du chef d'état-major, qui a dit jeudi que l'armée française était prête à frapper de nouveau en cas d'attaque chimique à Idlib.

« Lorsqu'on franchit une ligne rouge, il faut s'attendre à une riposte, notamment de la part de la France », a déclaré Florence Parly au Grand Rendez-vous Europe 1 - Les Échos-Cnews.

Les Nations unies ont déclaré craindre qu'une offensive à grande échelle ne provoque une catastrophe humanitaire impliquant des dizaines de milliers de civils.

La Russie affirme qu'elle évite les civils et qu'elle ne cible que les groupes radicaux inspirés par Al-Qaïda. Selon des opposants et des habitants, la plupart des victimes ces derniers jours étaient des civils.

Selon une association médicale internationale, trois hôpitaux et deux centres de défense civile ont été bombardés ces deux derniers jours, « laissant des milliers de personnes sans accès à des soins médicaux ».

« Il est désolant de voir une recrudescence d'attaques contre les installations médicales [...] Il y a plus de trois millions de civils dans cette zone surpeuplée de Syrie qui sont dans une situation qui met leur vie en danger », a déclaré Ghanem Tayara, le président de l'Union des organisations de secours et de soins médicaux dans un communiqué.

L'armée russe a de son côté accusé dimanche l'aviation américaine d'avoir largué des bombes au phosphore dans la province de Daïr az Zour, a rapporté l'agence Tass, sans étayer ces informations.

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