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Trou noir : front commun de travailleurs du Québec et de l'Acadie

Débarquement de crabes des neiges à Caraquet.
Plusieurs travailleurs de l'industrie des pêches reçoivent des allocations de chômage. Photo: Radio-Canada / Nicolas Steinbach
Radio-Canada

Des travailleurs du Québec et de l'Acadie se sont unis samedi pour faire front commun contre le « trou noir » de l'assurance-emploi. Quatre cents travailleurs saisonniers se sont retrouvés à Inkerman, dans la Péninsule acadienne.

Pierre Céré, de Montréal, le porte-parole du Conseil national de l’assurance-emploi, était présent à la rencontre.

On demande que les travailleurs saisonniers soient aussi protégés, lance-t-il. Avec une meilleure admissibilité fixée à 420 heures et avec un plancher de prestation à 35 semaines pour éviter d’avoir à vivre le trou noir.

Pierre Céré en entrevue avec un journaliste. Pierre Céré est porte-parole du Conseil national de l’assurance-emploi. Photo : Radio-Canada

Selon lui, les travailleurs saisonniers de la Gaspésie, de la Côte-Nord ou de Charlevoix au Québec vivent avec les mêmes réalités que ceux de l’Acadie. Ils ont donc avantage à s’unir pour faire pression sur le gouvernement fédéral, estime-t-il.

On est en train donc de coordonner ces efforts-là entre le Québec et la Péninsule acadienne.

Pierre Céré, porte-parole du Conseil national de l’assurance-emploi

Pierre Céré souhaite aussi que les régions touchées par le trou noir reçoivent une désignation spéciale pour les aider à s’en sortir.

Cinq semaines insuffisantes

En août, Ottawa a annoncé la tenue d’un projet pilote qui permettrait aux travailleurs de bénéficier de cinq semaines supplémentaires de prestations.

Toutefois, le porte-parole du comité d’action pour l’assurance-emploi pour la Péninsule acadienne, Fernand Thibodeau se dit toujours insatisfait de cette proposition.

On a demandé plus que ça, ça ne répond pas aux besoins des travailleurs saisonniers.

Fernand Thibodeau, porte-parole du Comité d'action pour l'assurance-emploi

Les gens vont encore être dans le trou noir. La prolongation de cinq semaines d’assurance-emploi n’y répond pas.

Fernand Thibodeau est en entrevue avec un journaliste.Fernand Thibodeau est le porte-parole du Comité d'action pour l'assurance-emploi dans la Péninsule acadienne. Photo : Radio-Canada

Selon M. Thibodeau, le gouvernement fédéral semble insensible aux demandes des travailleurs. En se regroupant avec des travailleurs du Québec, les politiciens ne pourront plus les ignorer, plaide-t-il.

Ils font toujours à leur façon, ils ne nous écoutent pas. Bien là, c’est le temps qu’ils vont nous écouter.

Le regroupement souhaite rencontrer rapidement le ministre responsable de l’assurance-emploi. Il s’agit de Jean-Yves Duclos, le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social.

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