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Venezuela : des responsables américains ont évoqué un coup d'État avec des militaires rebelles

Des militaires vénézuéliens en uniformes officiels lors d'une parade,

Des militaires rebelles ont discuté avec des haut placés américains sur un potentiel coup d'État pour faire tomber le gouvernement Maduro.

Photo : AFP/Getty Images / JUAN BARRETO

Agence France-Presse

Des responsables de l'administration Trump ont rencontré en secret des militaires vénézuéliens rebelles pour évoquer le renversement du président Nicolas Maduro, mais ont finalement décidé de ne pas y donner suite, a affirmé le New York Times samedi.

Donald Trump dénonce avec virulence depuis plusieurs mois une dérive autoritaire du régime Maduro, de plus en plus isolé sur le continent et confronté à une grave crise économique qui a entraîné un exode massif de Vénézuéliens vers les pays voisins.

Le New York Times, qui s'appuie sur des responsables américains anonymes et un ancien responsable militaire vénézuélien ayant participé aux discussions, affirme que ces échanges ont eu lieu au cours de l'année écoulée, sans autres précisions.

« Nous dénonçons devant le monde les plans d'interventions et le soutien aux conspirations militaires du gouvernement des États-Unis contre le Venezuela. Dans les médias américains eux-mêmes, des preuves nouvelles et grossières sont révélées », a réagi sur Twitter le ministre des Affaires étrangères vénézuélien, Jorge Arreaza.

Commentant également les informations du Times, Garrett Marquis, un porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC) américain, a déclaré à l'AFP que « la préférence politique des États-Unis pour un retour pacifique et ordonné à la démocratie au Venezuela reste inchangée ».

« Le gouvernement des États-Unis entend quotidiennement les préoccupations de Vénézuéliens de tous horizons... Ils partagent un objectif commun : la reconstruction de la démocratie dans leur pays », a indiqué M. Marquis.

Une solution durable à la crise qui s'aggrave au Venezuela ne peut être trouvée qu'après le rétablissement de la gouvernance par des moyens démocratiques, l'État de droit et le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Garrett Marquis, porte-parole du Conseil de sécurité nationale des États-Unis
Nicolas Maduro s'adresse à de hauts responsables de l'armée du Venezuela.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a accusé l'ex-président colombien Juan Manuel Santos d'être derrière l'attaque du 4 août.

Photo : Reuters / Handout .

Si elle était avérée, la mise en place d'un canal de communication clandestin avec des opposants préparant un coup d'État pourrait faire des vagues, étant donné la longue histoire d'interventions secrètes des États-Unis en Amérique latine.

M. Trump avait suscité la colère de Caracas et un tollé en Amérique latine en évoquant, à l'été 2017, une « possible option militaire » au Venezuela. La Maison-Blanche avait ensuite tenté de rectifier le tir en affirmant qu'aucune action militaire n'était prévue dans un futur proche.

Le gouvernement vénézuélien affirme que Nicolas Maduro a été visé par un attentat le 4 août à Caracas et que cette attaque, menée avec deux drones chargés d'explosif, a été « planifiée et exécutée depuis le territoire des États-Unis », une thèse catégoriquement rejetée par Washington.

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