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Pour ses 70 ans, la Corée du Nord évite les images qui fâchent

La ville de Pyongyang est colorée par les rayons du soleil au lever du jour.

Le jour se lève sur Pyongyang, la capitale de la Corée du Nord. La dictature est-asiatique célèbre son 70e anniversaire.

Photo : Reuters / Danish Siddiqui

Agence France-Presse

Des usines, des champs de blé, des chars... mais pas de missiles : à l'occasion des célébrations de son 70e anniversaire, qui ont débuté samedi, la Corée du Nord a choisi d'éviter les images qui pourraient contrarier son voisin du sud et les États-Unis.

Concerts, parade militaire ou encore « spectacle de masse », un présentation acrobatique à grande échelle, sont au programme des festivités de la République populaire démocratique de Corée, proclamée le 9 septembre 1948.

Elles ont débuté dans la soirée par un concert donné par trois des principaux ensembles du pays, devant plusieurs milliers d'invités, dans le stade de Pyongyang.

Des musiciens et des choristes.

Un orchestre était présent pour souligner les 70 ans de la République populaire démocratique de Corée.

Photo : Reuters / Danish Siddiqui

Les spectacles officiels en Corée du Nord se déroulent devant un écran géant qui présente, alors que les artistes font leur performance sur scène, des images des succès que s'attribue le régime.

Et ces dernières années, il était systématiquement diffusé un enregistrement vidéo d'un des tirs de missile balistique qui ont valu au leader Kim Jong-un, avec les essais nucléaires, de multiples sanctions de la part du Conseil de sécurité de l'ONU.

Apaiser les relations diplomatiques

Or, depuis le début de l'année, le régime nord-coréen est engagé dans une vaste offensive diplomatique. Après une rencontre en juin entre le leader nord-coréen et le président américain Donald Trump à Singapour, et un troisième sommet avec le président sud-coréen Moon Jae-in prévu à Pyongyang en septembre, la Corée du Nord a visiblement souhaité envoyer un message moins belliqueux.

Une scène sur laquelle ont voit des chanteuses. En arrière-plan, un orchestre et le drapeau nord-coréen.

Les spectacles officiels en Corée du Nord se déroulent devant un écran géant qui présente, alors que les artistes font leur performance sur scène, des images des succès que s'attribue le régime.

Photo : Reuters / Danish Siddiqui

Aussi, en lieu et place de missiles, il a été diffusé sur l'écran géant des images du mont sacré Paetku, une vue de la silhouette des gratte-ciel de Pyongyang ou encore des photos d'usines et champs de blé abondants, et seuls quelques plans d'équipement militaire conventionnel.

Dans l'un, on a pu voir un défilé de chars, d'avions militaires et d'infanterie, avec ce message : « La force militaire assure la paix. »

Et quelques minutes plus tard, l'écran géant était à nouveau occupé par des images de pommes rouges bien mûres.

En avril, Kim Jong-un a annoncé que la nouvelle priorité du régime était « la construction économique socialiste ».

Il a encore exprimé cette semaine, selon un émissaire sud-coréen qui s'est rendu à Pyongyang, sa détermination en faveur de la dénucléarisation et son intention de travailler avec Washington pour réaliser cet objectif durant le premier mandat de M. Trump, qui s'achèvera en janvier 2021.

Donald Trump et Kim Jong-un dans un corridor d'hôtel à Singapour.

Le retour des corps des soldats américains faisait partie des ententes conclues lors du sommet de Singapour.

Photo : Reuters / KCNA

Sur scène, les formations musicales ont proposé des chansons telles que « Socialisme, je t'aime », et une nouvelle ode au leader nord-coréen, « Gloire à toi, notre père » dont les paroles assurent que « le chef suprême rend visite à chaque famille même à minuit, et même à l'aube. Il entend tout ce que dit le peuple ordinaire... Nous avons confiance en son leadership puissant, qui nous mènera vers l'avenir, Camarade Kim Jong-un ».

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