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Des centaines de personnes se sont rassemblées au centre-ville de Toronto à l'occasion de l'événement Share Her Journey.

Des centaines de personnes se sont rassemblées au centre-ville de Toronto à l'occasion de l'événement Share Her Journey.

Photo : CBC / Talia Ricci

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des centaines de personnes ont participé au rassemblement Share Her Journey samedi, à Toronto, pour soutenir la présence des femmes dans l'industrie cinématographique. Au Festival international du film de Toronto (TIFF), 34 % des oeuvres sont réalisées par des femmes cette année.

L’industrie du cinéma multiplie les initiatives pour faire plus de place aux femmes cinéastes. L’objectif : la parité dans la production cinématographique ainsi que dans les grands festivals de cinéma.

Le directeur artistique du TIFF, Cameron Bailey, s’est engagé samedi à réaliser cet objectif d’ici 2020.

Pour découvrir des regards de femmes, la chroniqueuse culturelle Claudia Hébert vous propose sept films à ne pas manquer cette année.


HIGH LIFE de Claire Denis

Highlife, de Claire DenisAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Highlife, de Claire Denis

Photo : Avec l'autorisation du TIFF

La réalisatrice française Claire Denis nous offre en première mondiale son premier film en anglais. Le long-métrage de science-fiction met en vedette Robert Pattinson et Juliette Binoche.

À bord d’un vaisseau spatial à destination d’un trou noir, des prisonniers dorment. Seul un passager (Pattinson) est éveillé, s’occupant de l’équipage, mais aussi de sa fille qui est née à bord. Quand les autres occupants du vaisseau s’éveillent, les conflits et le chaos émergent.

Du côté de TIFF Cinémathèque, on nous offre également une projection gratuite du premier film de Claire Denis, Chocolat (1988).

La cinéaste est cette année la 5e récipiendaire du prix Roger Ebert Golden Thumb - une récompense créée pour célébrer le cinéma dans la lignée des goûts du célèbre critique de cinéma Roger Ebert.


LES SALOPES ou le sucre naturel de la peau de Renée Beaulieu

Les salopes ou le sucre naturel de la peau, de Renée BeaulieuAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les salopes ou le sucre naturel de la peau, de Renée Beaulieu

Photo : Avec l'autorisation du TIFF

La Québécoise Renée Beaulieu n’a pas peur de donner un titre subversif à un film audacieux qui explore la complexité de la sexualité féminine.

Pour son second long-métrage, Beaulieu raconte l’histoire de Marie-Claire, une femme dans la quarantaine, mariée, mère de deux enfants, enseignante et chercheure en dermatologie.

En parallèle de sa vie rangée, Marie-Claire a plusieurs amants et vit pleinement une sexualité dans laquelle elle s’épanouit. Elle décide d’en profiter pour mener une nouvelle étude, cherchant à définir si le désir et l’amour ont une influence sur les cellules épidermiques.


LES FILLES DU SOLEIL d’Eva Husson

Les filles du soleil d’Eva HussonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les filles du soleil, d’Eva Husson

Photo : Avec l'autorisation du TIFF

Eva Husson nous avait surpris avec son premier long-métrage, Bang Gang (Une histoire d’amour moderne), oeuvre subversive sur un groupe de jeunes expérimentant une sexualité débridée.

Elle nous revient maintenant dans un tout nouveau registre, avec un film de guerre sur des combattantes kurdes.

Mathilde (Emmanuelle Bercot), une journaliste de guerre, vient rejoindre un groupe de femmes combattantes qui sont sur le point de mener l’assaut contre une ville contrôlée par des intégristes.

Nombre de ces femmes ont été capturées quelques années auparavant, violées et vendues comme de la marchandise - leurs maris assassinés, leurs enfants enlevés. C’est le cas de la leader du groupe, Bahar (sublime Golshifteh Farahani), une ancienne avocate qui prend les armes dans l’espoir de retrouver son fils.

Présenté en compétition au Festival de Cannes cette année, Les filles du soleil est une oeuvre féministe avec le courage de ses convictions et de précieux personnages. De vraies héroïnes, des survivantes, des combattantes.


CAPHARNAÜM de Nadine Labaki

Capharnaüm, de Nadine LabakiAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Capharnaüm, de Nadine Labaki

Photo : Avec l'autorisation du TIFF

Gagnante en 2011 du très convoité prix du public avec Et maintenant on va où?, la Libanaise Nadine Labaki est de retour au TIFF avec son plus récent film - Capharnaüm.

Le film suit un garçon de 11 ans vivant dans un milieu défavorisé, épuisé des difficultés de son existence. Il décide de poursuivre ses parents en justice. Leur crime? Lui avoir donné la vie.

Prix du jury à Cannes cette année, Capharnaüm est une oeuvre sociale très forte, qui saura alimenter les débats.


THE KINDERGARTEN TEACHER de Sara Colangelo

The Kindergarten Teacher, de Sara ColangeloAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

The Kindergarten Teacher, de Sara Colangelo

Photo : Avec l'autorisation du TIFF

Lisa (Maggie Gyllenhaal), enseigne à la maternelle depuis de nombreuses années. Un jour, elle découvre parmi ses élèves un garçon particulièrement doué pour la poésie.

Si personne n’accepte de reconnaître le génie de son protégé, Lisa devra prendre les grands moyens pour cultiver son talent et le révéler au monde.

Reprise du film du même nom de l'Israélien Nadav Lapid, The Kindergarten Teacher est le second film de l’Américaine Sara Colangelo.


MAYA de Mia Hansen-Løve

Maya, de Mia Hansen-LøveAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Maya, de Mia Hansen-Løve

Photo : Avec l'autorisation du TIFF

La cinéaste française Mia Hansen-Løve est une habituée du festival de Toronto, y ayant présenté nombre de ses films dont Tout est pardonné, Eden et L’avenir.

Sa plus récente oeuvre, Maya, nous amène sur les traces d’un correspondant de guerre trentenaire. Souffrant d’un syndrome de stress post-traumatique après avoir été pris en otage en Syrie, il part en Inde visiter son parrain. Sur place, il rencontre Maya, avec qui il tisse une relation.


MOUTHPIECE de Patricia Rozema

Extrait du film Mouthpiece de Patricia RozemaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mouthpiece de Patricia Rozema

Photo : Avec l'autorisation du TIFF

La cinéaste torontoise Patricia Rozema (I’ve Heard the Mermaids Singing) est de retour avec Mouthpiece, une adaptation d’une pièce de théâtre à succès. Les deux auteurs, Amy Nostbakken et Norah Sadava, y jouent les rôles qu’elles ont créés.

À la mort de sa mère, une jeune auteure tente d’écrire un hommage à lire à ses funérailles. Par le fait même, elle doit confronter son idée du féminisme avec celle de sa mère, concilier sa vision de la femme avec celle qui lui a été inculquée.

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