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Manifestations mondiales pour le climat

Un manifestant pro-climat, vêtu et masqué à l'image de Donald Trump, gesticule dans le cadre d'un rassemblement tenu en Thaïlande.

Photo : AFP / Lillian Suwanrumpha

Radio-Canada

De Montréal à Paris, en passant par Londres et San Francisco, des milliers de citoyens se sont réunis samedi pour répondre à l'appel lancé par l'organisme 350.org. Ils demandent aux gouvernements d'agir pour lutter contre les changements climatiques.

Au Vieux-Port de Montréal, environ 200 personnes se sont retrouvées pour « exiger que [les députés de la Chambre des communes] s’engagent à construire un monde sans énergies fossiles ».

D'autres se sont aussi réunis devant les bureaux du premier ministre pour lui demander de « sortir le charbon de la politique ».

Parmi les militants, Robert McBryde, impliqué dans l'association Leap, a organisé la version montréalaise de l'événement « Rise for climate ».

Nous sommes ici pour les générations futures, car nous vivons une crise énorme, à laquelle on ne donne pas assez de visibilité. Ce n'est pas juste moi qui le dit, ce sont les scientifiques.

Robert McBryde, militant

Une autre manifestante s'est dite déçue par le « taux de participation si bas. Avec ce mécontentement que je vois sur les réseaux sociaux face aux programmes des partis politiques québécois, si maigres concernant les questions écologiques, je ne comprends pas le peu de mobilisation de la population. Je garde cependant espoir que d'autres événements attirerons les foules bientôt », a-t-elle ajouté.

Des rassemblements ont eu lieu en Océanie et en Asie, de Melbourne à Manille, en passant par Bangkok, où se tenait une réunion de préparation de la 24e Conférence des parties (COP24). Ils se sont poursuivis aussi en Europe, entre autres à Paris, Marseille et Bruxelles, ainsi qu'aux États-Unis.

Ailleurs au Canada, des militants se sont retrouvés à Toronto et à Vancouver.

Des centaines de personnes rassemblées devant l'Hôtel de ville de Paris.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L’urgence climatique a réuni 50 000 citoyens dans les rues de Paris ce samedi 8 septembre.

Photo : The Associated Press / Christophe Ena

Cette initiative avait été lancée par Maxime Lelong, un jeune homme de 27 ans, le soir même de la démission du ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, qui s'est plaint d'un manque de mobilisation populaire autour des enjeux climatiques. Initialement prévu le 2 septembre, l'événement s'est greffé à la Journée mondiale d'action pour le climat, organisée ce samedi par des ONG dans de nombreuses villes.

À Marseille, les organisateurs affirment que 2500 personnes ont défilé, alors que la police parle plutôt de 700 personnes. À Bruxelles, un rassemblement organisé devant le Parlement européen a réuni environ un millier de personnes, selon les organisateurs.

Une femme tient une pancarte sur laquelle on peut lire « Pas de nature, pas de futur ».Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des centaines de personnes se sont retrouvées à Marseille.

Photo : Reuters / Jean-Paul Pelissier

Peu de manifestants en Asie

En Asie, la mobilisation était faible samedi matin. C'est à Manille, aux Philippines, qui sont très dépendantes des centrales à charbon, que la mobilisation a été la plus forte, avec 800 manifestants.

En Australie, les organisateurs ont fait entrer dans le port de Sydney, face à son emblématique opéra, un bateau portant la bannière « Rise for Climate ». Des centaines de manifestants se sont réunis devant les bureaux du premier ministre Scott Morrison en l'appelant à « sortir le charbon de la politique ».

Cette journée d'action est censée culminer avec une grande manifestation à San Francisco, où se tiendra à partir du 12 septembre le Sommet mondial des villes et entreprises pour le climat, organisé par le gouverneur de Californie en réponse à la politique antiécologique de Trump.

Réunion préparatoire à Bangkok

Des manifestants tenant des pancartes, dont l'un d'eux, habillé en dinosaure, tient une pancarte Go fossil free (Finissons-en avec les énergies fossiles).Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les manifestants à Manille

Photo : AFP/Getty Images / Noel Celis

À Bangkok, en Thaïlande, près de 200 manifestants se sont réunis devant le siège régional de l'ONU où est organisée jusqu'à dimanche une réunion de préparation du prochain sommet sur le climat, dit COP24, prévu en Pologne dans trois mois.

Certains dénonçaient le manque d’implication des États-Unis depuis l’élection de Donald Trump.

« Nous condamnons le président Trump qui s'est retiré de l'Accord de Paris », a dénoncé à Bangkok Lidy Nacpil, représentante de l'Asian People's movement in Debt and Developpement, un mouvement asiatique réclamant plus d'implication des pays riches, notamment de Washington.

« Les États-Unis sont une grande part du problème du changement climatique, alors ils doivent faire partie de la solution », a-t-elle réclamé.

Dans une capitale thaïlandaise confrontée en début d'année à un pic de pollution du niveau de ceux de New Delhi et Pékin, plusieurs dizaines de pêcheurs thaïlandais sont venus dénoncer la menace du réchauffement climatique sur les réserves de poissons, apportant des crabes et crevettes devant le siège de l'ONU.

« Je suis venue ici aujourd'hui pour demander au gouvernement de mettre le problème de l'érosion côtière sur son agenda [dans sa liste de priorités] », explique Aree Kongklad, une pêcheuse interrogée par l'AFP. La mangrove où elle pêche habituellement des crabes recule sous l'effet de l'érosion.

Les manifestants dénoncent plus globalement les lenteurs à Bangkok des négociations sur la mise en œuvre du pacte de 2015.

Une goélette avec des banderoles dénonçant les changements climatiques devant l'opéra de SydneyAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo : Reuters / Steven Saphore-350.org

Des participants à la COP24 dénoncent les États-Unis

Par ailleurs, des participants à cette réunion préparatoire de Bangkok ont dénoncé samedi le travail de sape des États-Unis.

« Les États-Unis ne sont plus dans le jeu, mais c'est toujours eux qui imposent les règles », a critiqué un négociateur de premier plan, pointant du doigt une délégation américaine venue pour « empoisonner » les débats.

Selon ce responsable et d'autres sources ayant accepté de parler à l'AFP sous le couvert de l'anonymat, Washington cherche à empêcher un encadrement plus strict du financement du plan d'action global par les États, encadrement qui les obligerait à une plus grande transparence.

L'Accord de Paris prévoit en effet que les pays doivent donner le détail de leurs contributions, afin que la communauté internationale puisse s'assurer que les montants annoncés par les uns et les autres ne sont pas de simples effets d'annonce, incluant dans les faits des prêts ou des budgets déjà annoncés par le passé.

Selon ces mêmes sources, le Japon et l'Australie sont favorables à ce refus d'une plus grande transparence, qui mettrait les pays riches en face de leurs obligations, étant les plus gros pollueurs.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans un premier temps du côté américain.

Avec les informations de Agence France-Presse

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