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Pascale Bussières de retour sur les planches après neuf ans

Une photo de la comédienne, le regard de biais, sur laquelle est écrit : 5 minutes avec Pascale Bussières
Pascale Bussières jouera cet automne dans la pièce L'assemblée, présentée à l'Espace Go. Photo: Radio-Canada

Pascal Bussières s'apprête à remonter sur scène pour la première fois en près de 10 ans dans la pièce L'assemblée, présentée cet automne au théâtre Espace Go, à Montréal. En entrevue avec Louis-Philippe Ouimet, elle retrace son riche parcours de comédienne jalonné de rôles de femmes émancipées qui lui ressemblent, mais pas toujours.

Celle qui est davantage accoutumée aux caméras qui roulent qu’aux tombées de rideaux raconte que le théâtre est un risque pour elle.

« C’est toute une épreuve pour moi parce que je ne suis pas habituée à la scène. Ce n’est pas un espace absolument familier pour moi parce que je viens du cinéma, j’ai grandi là-dedans, je n’ai pas fait d’école de théâtre. Je pense que je n’ai pas démystifié cet espace scénique là. »

« À 50 ans, j’ai envie de le prendre ce risque-là, j’ai envie de ce danger-là. Je trouve que c’est un sport extrême le théâtre. »

L’actrice fait partie de la distribution de L’assemblée, une pièce de théâtre documentaire qui met en scène une rencontre entre quatre femmes d’horizons politiques très différents qui discutent de sujets d’actualité au Québec, notamment d’immigration et de féminisme.

Femme émancipée, à l’écran et dans la vie

Au cours de sa carrière, Pascale Bussières a joué des rôles de femmes fortes, affranchies, à la télévision et au cinéma, peut-être parce que c’est ce qu'elle « dégage dans la vie ». Toutefois, la comédienne ne se sent pas nécessairement toujours comme ses personnages.

« On peut accomplir des choses dans notre existence sur le plan professionnel qui donnent l’impression qu’on est affranchie, mais, dans l’intimité, dans le rapport avec l’homme, il y a beaucoup de chemin à faire encore, c’est très complexe. »

La mère de deux adolescents a souvent voyagé en Europe pour le travail, ce qui la forçait à quitter le nid familial pour ses tournages. « Le père de mes enfants s’est beaucoup occupé [d’eux] pour me donner la chance de tourner mes films un peu partout », explique-t-elle.

« Je considère que j’ai été très chanceuse de pouvoir vivre ça, même si je n’ai pas pu exclure dans tout ce trajet-là la culpabilité que j’ai ressentie comme mère par rapport à ces éloignements sporadiques. »

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