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Qui prend mari prend verger

Portrait de famille, la mère tient son petit garçon dans ses bras, le père sourit, le grand-père tient sa femme sur l'épaule et l'aîné est en avant du groupe souriant.

Josée-Anne Rouleau et sa famille sur le verger familial de son mari à Cawston, dans la région de Similkameen, près de la vallée de l'Okanagan

Photo : Radio-Canada / Frédéric Gagnon

Radio-Canada

Il y a 13 ans, la Québécoise Josée-Anne Rouleau a pris une décision courageuse : quitter sa ville natale Saint-Donat pour aller à Cawston, en Colombie-Britannique. « On avait entendu dire qu'il y avait de l'argent à faire en cueillant des cerises. Je n'ai pas fait d'argent, mais j'ai trouvé l'amour », relate-t-elle.

Un texte de Sarah Murphy

Josée-Anne travaille depuis 3 ans comme pomicultrice au verger familial de celui qui est devenu son mari, le verger Nelsons Fruit Works, dans la région de Similkameen.

Croquer dans l'amour demandait plus qu'une simple romance : la pomicultrice devait s'adapter à un tout nouveau mode de vie. Une adaptation qui n'a pas été aussi douce que prévu.

Le plus grand défi était de m'habituer à parler en anglais. J'ai dû apprendre avec l'aide de mon mari et les gens du village à communiquer efficacement.

Josée-Anne Rouleau
Josée-Anne Rouleau a un sceau rempli de pêche et les montres à la caméra.

Josée-Anne Rouleau cueille les pêches du verger

Photo : Radio-Canada / Frédéric Gagnon

Au-delà des mots, le sentiment d'isolation a aussi été un défi. « Cawston est un petit village, explique-t-elle. Tous les services de spécialistes, l'épicerie, sont dans la ville de Penticton », soit à une quarantaine de minutes du verger. Ce qui aurait aidé avec ce sentiment d'éloignement « est un restaurant japonais », plaisante la jeune femme amatrice de sushis.

La « boss » des maths

Une jeune femme souriant à la caméra devant des tournesols.

Josée-Anne Rouleau étudie en comptabilité pour devenir la comptable du verger Nelsons Fruit Works

Photo : Radio-Canada / Frédéric Gagnon

La jeune maman de deux jeunes garçons suit des cours de comptabilité à distance avec la Télé-université du Québec (TÉLUQ) pour obtenir sa certification et faire partie de l'Ordre des comptables professionnels agréés. Un objectif qui lui tient à coeur et qui se moule bien avec son mode de vie.

J'ai choisi d'étudier à distance parce que je pouvais avoir la qualité d'éducation tout en m'occupant de ma famille et du verger.

Josée-Anne Rouleau
Des pommiers avec une montagne à l'arrière sous un ciel bleu.

Le verger Nelsons Fruit Works

Photo : Radio-Canada / Frédéric Gagnon

Lorsqu'elle est venue cueillir des fruits, il y a 13 ans, Josée-Anne était loin de se douter qu'elle prendrait racine dans ce petit village de la Colombie-Britannique. Maintenant, sa famille et la production de ses fruits vont bon train, malgré la situation des feux de cette année.

Un sac rempli de pommes du verger.

La récolte des pommes du verger Nelsons Fruit Works va bon train

Photo : Radio-Canada / Frédéric Gagnon

Nelsons Fruit Works se situe en face de l'un des plus gros feux que la saison ait connus, le feu de Snowy Mountain. Le verger s'est donc souvent retrouvé sous une épaisse fumée pendant plusieurs jours, ce qui a eu pour effet de ralentir quelque peu la maturation des fruits.

Josée-Anne Rouleau reste tout de même positive face à la qualité de sa production. « La grosseur des fruit est bonne et le goût aussi. On a eu une belle saison », confirme la pomicultrice.

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