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Élection partielle à Regina : le NPD reproche au candidat du Parti Sask. ses dons au PLC

Photo studio de Gary Grewal.

Gary Grewal, candidat pour le Parti saskatchewanais.

Photo : Site internet du Parti saskatchewanais

Radio-Canada

Le candidat du Parti Saskatchewanais à l'élection partielle dans la circonscription de Regina-Northeast est montré du doigt pour ses contributions financières au Parti libéral du Canada (PLC). Selon son adversaire du Nouveau Parti démocratique (NPD), Yens Pedersen, ces contributions mettent en doute la réelle opposition du candidat du Parti Saskatchewanais à la taxe sur le carbone, mise en place par le gouvernement libéral fédéral.

Un texte de Marie-Christine Bouillon

Entre 2013 et 2017, Gary Grewal a donné plus de 2000 $ au parti de Justin Trudeau, dont près de 500 $ après l’annonce de l’imposition d’une tarification sur le carbone, en octobre 2016, selon des documents d’Élections Canada, obtenus par le NPD de la Saskatchewan.

Dans un communiqué, M. Grewal explique qu’il soutenait le PLC, mais qu’il a cessé de le faire en raison de l’imposition de cette taxe. « J’ai été un partisan du Parti libéral du Canada. Toutefois, en raison du projet du gouvernement Trudeau d’imposer une taxe coûteuse et inefficace sur le carbone aux familles de la Saskatchewan, je n’appuie plus ni par mon vote ni financièrement les libéraux fédéraux », écrit-il.

Ces explications sont loin d’être suffisantes aux yeux de son opposant du NPD. « S’il s’opposait autant à la taxe libérale sur le carbone, il aurait cessé de contribuer au parti immédiatement après l’annonce de l’imposition de cette taxe. En réalité, il n’a pas cessé. Et ce n’est qu’il y a quelques mois qu’il a arrêté de donner de l’argent aux libéraux fédéraux », soutient Yens Pedersen du NPD.

Les documents d’Élections Canada indiquent que M. Grewal a contribué au PLC pour la dernière fois en décembre 2017.

Photo studio de Yens Pedersen sur fond orange avec son nom et le logo de son parti.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Yens Pedersen, candidat pour le Nouveau Parti saskatchewanais

Photo : Site internet de NPD en Saskatchewan

Crédibilité

Comme le Parti Saskatchewanais n’a pas de parti parent au niveau fédéral, le fait de soutenir une autre organisation politique ne cause pas de problème éthique, selon le cofondateur de l’organisme Démocratie en surveillance et professeur adjoint en sciences politiques et droit à l’Université d’Ottawa, Duff Conacher.

« Ce n’est pas un problème, sauf si les électeurs et le Parti Saskatchewanais pensent que c’est un problème », fait-il valoir, ajoutant que ces contributions passées peuvent « affecter la crédibilité du candidat ».

Le professeur agrégé au département de sciences politiques et d’études internationales de l’Université de Regina, Jim Farney, s’interroge, pour sa part, sur la stratégie derrière cette sortie publique du NPD.

« C’est une façon bizarre d’attaquer un candidat. Dans une course à l’investiture, donc une course pour savoir qui représentera le Parti Saskatchewanais [tout ça] aurait du sens parce que le parti n’est pas d’accord avec la position du Parti libéral du Canada », explique-t-il.

Il estime qu’avec cette sortie, le NPD reproche au candidat « d’avoir été comme lui ».

« Habituellement, dans une élection, vous voulez faire valoir que votre opposant a un avis différent du vôtre et que le vôtre est meilleur. Pas qu’à un certain moment, il a cru aux mêmes idées que vous. C’est étrange », croit-il.

Selon Jim Farney, le NPD peine à faire valoir sa position lorsqu’il est question de la taxe sur le carbone. Il y voit là, la raison de cette attaque contre le candidat Grewal.

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