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Le secondaire en français pour s'assurer un meilleur avenir

Des élèves de l'École Victor-Brodeur de Victoria sont devant leur école et répondent à des questions au micro.
Des élèves de l'École Victor-Brodeur, de Victoria Photo: Marylène Têtu/Radio-Canada

Des élèves du secondaire de l'École Victor-Brodeur, de Victoria, racontent qu'ils ont été encouragés par leurs parents à étudier en français dès le début de leur parcours scolaire.

Un texte de Fanny Bédard

Aujourd'hui, ils ont décidé de continuer leur secondaire en français parce qu'ils pensent que leur bilinguisme les avantagera à l'avenir.

Émilie Gosselin devant son école. Émilie Gosselin, élève de l'École Victor-Brodeur, de Victoria Photo : Marylène Têtu/Radio-Canada

Émilie Gosselin, élève de 11e année

Pourquoi avoir décidé d’étudier en français au secondaire?

J'avais l’option d’aller dans des écoles anglophones avec beaucoup plus de sports, des classes qui correspondent mieux [à mes centres d'intérêt], mais j'aime beaucoup le français.

Quels sont les défis auxquels tu fais face en raison de cette décision?

Pour étudier en français, je dois sacrifier un peu la vie sociale parce qu’il n’y a pas beaucoup de monde ici. Et il n’y a pas beaucoup de sports non plus.

Quand as-tu l’occasion de parler français, à part à l’école?

Même avec mes parents, même si on est tous francophones, on ne parle pas en français à la maison. Le gros défi, c’est de trouver les racines pour parler la langue. J’aimerais étudier en français à l’université.

Benjamin Pierce sourit devant son école. Benjamin Pierce étudie à l'École Victor-Brodeur à Victoria. Photo : Marylène Têtu/Radio-Canada

Benjamin Pierce, élève de 11e année

Pourquoi avoir décidé d’étudier en français au secondaire?

Mes parents m’ont mis à l’école francophone quand j’étais très jeune. Je trouve que c’est une chance de pouvoir parler une autre langue, ça donne des avantages sur ceux qui ne parlent pas deux langues et qui cherchent un emploi. Je continue d’étudier en français parce que j’aime l’atmosphère ici. Tu connais tes enseignants et tes collègues de façon beaucoup plus intime et tu fais partie d’une communauté.

Quels sont les défis auxquels tu fais face en raison de cette décision?

On a moins de programmes extravagants, comme en sports par exemple.

Veux-tu poursuivre tes études postsecondaires en français?

Ma priorité pour les études postsecondaires est d’être ingénieur. Alors je vais essayer de trouver le meilleur endroit pour ça.

Safi Morisho devant les supports à vélo installés à l'entrée de son école. Safi Morisho, élève de l'École Victor-Brodeur, de Victoria Photo : Marylène Têtu/Radio-Canada

Safi Morisho, élève de 10e année

Pourquoi avoir décidé d’étudier en français au secondaire?

J'ai déménagé ici il y a trois ans et j’arrivais du Québec, alors je ne parlais pas vraiment anglais. J’ai décidé de continuer à étudier en français, parce que, comme je suis dans un environnement anglophone, ce n’est pas comme si l'anglais allait me manquer. C’est ma langue maternelle, mes origines, et ce serait dommage de les laisser tomber. Ça m’ouvre les yeux, ça me donne une ouverture d’esprit. Ça me montre un peu comme les gens pensent.

Quels sont les défis auxquels tu fais face en raison de cette décision?

Je pense qu’on a l’impression qu’on aurait plus d’occasions sur le plan social en allant dans une plus grande école, mais après, je crois que ça dépend vraiment de tes priorités.

Veux-tu poursuivre tes études postsecondaires en français?

J’aimerais poursuivre mes études supérieures, mais pour moi, c’est dans le meilleur programme dans une langue que je connais.

Lachlan Stewart devant l'École Victor-Brodeur de Victoria.Lachlan Stewart, élève de l'École Victor-Brodeur Photo : Marylène Têtu/Radio-Canada

Lachlan Stewart, élève de 11e année

Pourquoi avoir décidé d’étudier en français au secondaire?

Mes parents ne parlent pas français. Ils ont insisté pour que je sois en immersion, mais ensuite, j’ai décidé de venir à Victor-Brodeur à cause du programme du baccalauréat international (IB), qui est gratuit et des possibilités de voyages ici. Je veux être bilingue et je voulais avoir le diplôme IB.

Quels sont les défis auxquels tu fais face en raison de cette décision?

Chaque matin, je prends un bus pendant durant 45 minutes, alors que je pourrais marcher pour aller à une école vraiment proche de chez moi. L’école ici, c’est petit, alors il n'y a pas beaucoup de sport. C’est un peu plate de ne pas pouvoir jouer dans des équipes.

Bella Matungo souriante devant son école. Bella Matungo, élève à l'École Victor-Brodeur de Victoria. Photo : Marylène Têtu/Radio-Canada

Bella Matungo, élève de 12e année

Pourquoi avoir décidé d’étudier en français?

C’est une chance de pouvoir parler français au Canada et aussi de pouvoir parler dans deux langues me donne plus de chances et je vais être payée plus.

Veux-tu poursuivre tes études postsecondaires en français?

Je ne crois pas étudier en français pour les études supérieures, mais je veux continuer de parler en français.

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