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Québec nomme un médiateur dans le conflit à la STM

Manifestants vêtus de t-shirts sur lesquels est écrit Négo 2018.
Les employés d'entretien de la Société de transport de Montréal lors d'une manifestation en mai dernier. Photo: Radio-Canada

Le médiateur Mathieu Lebrun tentera d'aider la Société de transport de Montréal (STM) et le syndicat de ses employés d'entretien à s'entendre dans le conflit qui les oppose.

La STM avait réclamé cette mesure mercredi à la ministre du Travail, Dominique Vien. Elle avait annoncé ses intentions à cet effet le mois dernier.

La société dit toujours souhaiter en venir à une entente avec ses 2400 travailleurs de l'entretien, qui ont voté en mai dernier à 98 % en faveur d’un mandat de grève générale illimitée.

La période de médiation de 60 jours devra s'amorcer lorsque les discussions auront débuté avec le médiateur. La STM a fait savoir que ses représentants seraient disponibles dès le 12 septembre.

Les heures supplémentaires sont au coeur du conflit.

Les employés d'entretien, membres du Syndicat du transport de Montréal (affilié à la CSN), avaient d'ailleurs entrepris de bouder les heures supplémentaires le 18 août, bien que le Tribunal administratif du Québec ait ordonné au syndicat de ne pas tenir une grève sur les heures supplémentaires.

Le 28 août, la société a déposé une demande d'intervention auprès du Tribunal pour grève illégale. Mais elle a retiré sa demande mardi, le syndicat ayant demandé à ses membres de cesser cette pratique, indique-t-elle dans un communiqué.

Selon la STM, le refus des employés d'effectuer des heures supplémentaires et les moyens de pression ont provoqué un manque record d'autobus, ceux-ci passant plus de temps que nécessaire dans les ateliers.

« En comparaison aux années précédentes, la STM a dû couper plus de 1900 heures de service bus, tous motifs confondus, pour les trois premiers jours suivant le congé de la fête du Travail qui correspondent à la rentrée, comparativement à 174 heures en 2017 et à 151 heures en 2016 pour la même période », précise-t-elle.

Les employés d'entretien contestent cette lecture.

« La STM nous accuse de réduire le nombre d'autobus sur les routes. Or, nos membres n'ont pas fait de moyens de pression cet été. La STM n'a qu'à s'en prendre à elle-même si elle n'arrive pas à donner les services à la population, d'autant plus qu'elle a récemment augmenté le nombre de lignes d'autobus sur les routes sans accroître le nombre de véhicules pour répondre à la clientèle », a déclaré le président du syndicat, Gleason Frenette.

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