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Une famille québécoise déçue par le système d'éducation déménage au Nouveau-Brunswick

Adélaïde, 5 ans, est atteinte d'une déficience intellectuelle.

Adélaïde, 5 ans, est atteinte d'une déficience intellectuelle.

Photo : Maxim Beauregard-Dionne

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le système d'inclusion scolaire au Nouveau-Brunswick est parfois la cible des critiques, mais il a convaincu une famille québécoise de déménager à Moncton pour accommoder les besoins de leur fille atteinte d'une déficience intellectuelle.

Jusqu'à la semaine dernière, Martine Locas-Beauchesne et Maxim Beauregard-Dionne habitaient à Sherbrooke, au Québec avec leur fille de 5 ans, Adélaïde. Les deux parents ont pris conscience au cours de l’été que la classe d’éducation spécialisée qui attendait leur fille à la rentrée n’était pas ce qu’ils envisageaient.

J’ai appris, entre autres, qu’elle ne dînerait pas avec les autres enfants et que son enseignante ne serait même pas présente à la journée d’accueil, dit Martine Locas-Beauchesne, mère d’Adélaïde.

C’est le père, Maxim Beauregard-Dionne, qui a eu l’idée de déménager au Nouveau-Brunswick après être tombé sur un article qui abordait l’inclusion scolaire dans la province.

Adélaïde et son père Maxim Beauregard-Dionne.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Adélaïde et son père Maxim Beauregard-Dionne.

Photo : Maxim Beauregard-Dionne

Adélaïde vivra donc sa première rentrée scolaire à l'école Champlain cette année, dans une classe régulière. Elle apprendra à son rythme, par mimétisme, en raison de sa déficience intellectuelle.

Ça va faire un an bientôt qu'elle dit des mots, c'est pas toujours très clair, mais quand on commence à la connaître, on comprend ce qu'elle dit, on comprend son langage, explique Martine Locas-Beauchesne.

Le choix de déménager a aussi été motivé par le fait que Mme Locas-Beauchesne attend un quatrième enfant : On s’est dit qu’on avait un choix à faire, même si c’était difficile. On a misé sur nos valeurs, sur ce qui était important pour nous et l’équité est un de ces éléments.

Dans la même classe que les autres

À Moncton, une assistante en enseignement accompagnera la fillette à temps plein, et ce, dans la même classe que les autres enfants. Au Québec, ce service n’est pas offert.

Je trouve qu'elle mérite mieux que de mettre des circulaires dans un publisac. Je pense que son avenir au Québec aurait été limité à seulement ça, alors que je sais que cette petite fille-là a un potentiel incroyable, illustre Mme Locas-Beauchesne.

Les trois enfants de Maxim et Martine s'amusent dans le carré de sable. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Adélaïde et ses deux petits frères, dans le carré de sable.

Photo : Radio-Canada / Maxim Beauregard-Dionne

Les deux parents entreprennent eux aussi une rentrée scolaire, à l'université, mais refaire leur vie laisse un arrière-goût amer.

On le vit vraiment comme un exil. On est content d'être ici, mais c'est un peu comme si on a été forcé. On le vit comme un préjudice, déplore Maxim Beauregard-Dionne qui dit avoir eu une rencontre infructueuse au sujet de l’inclusion scolaire avec le ministre de l’Éducation du Québec, Sébastien Proulx, en mai dernier.

Les parents ont aussi demandé à l’école québécoise qui comptait accueillir leur fille cet automne de l’intégrer dans une classe régulière, mais n’ont pas reçu une réponse favorable.

Avec les informations de Jean-Philippe Hughes

Avec les informations de CBC

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