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Une fillette de 6 ans illumine le film Drôle de père

Thomas Blanchard porte Lina Doillon sur ses épaules dans un grand champ dans une scène du film «Drôle de père».

Thomas Blanchard et Lina Doillon dans une scène du film Drôle de père

Photo : Les Films du Fleuve

Radio-Canada

CRITIQUE – Amélie Van Elmbt signe un film simple, mais charmant avec Drôle de père, sorti vendredi au Québec. Cette rencontre entre un homme et une fillette vaut le détour, surtout grâce à la prestation de la jeune actrice Lina Doillon, qui a captivé les critiques de Médium large.

C’est une histoire de famille à double titre. Il y a d’abord la trame du film elle-même. Une mère célibataire doit confier à son ex sa fille, alors que la gardienne d'enfants lui a fait faux-bond. Cet homme, dont les liens réels avec l’enfant apparaissent de plus en plus évidents, va apprendre à connaître le bout de chou pendant trois jours, partageant de nombreux moments tendres et complices.

Toutefois, Drôle de père permet aussi à Amélie Van Elmbt d’évoquer sa propre famille. Elle a en effet choisi de confier le rôle d’Elsa à sa fille de 6 ans, Lina Doillon, fruit de ses amours avec le réalisateur français Jacques Doillon.

L’idée s’avère brillante, si l’on en croit Helen Faradji, pour qui Lina Doillon est un extraordinaire « aimant à caméra ». « Elle n’est pas seulement mignonne : elle a un charisme et un naturel qui sont irrésistibles », ajoute la critique.

Des défauts, selon Georges Privet

Georges Privet a lui aussi apprécié la performance de l’enfant, tout en regrettant que la réalisatrice soit un peu trop « en adoration » quand elle filme sa fille, ce qui enlève de l’objectivité au long métrage.

Il n’est pas non plus totalement convaincu par la structure du film, avec une transition un peu trop tirée par les cheveux entre une première partie qui ressemble à un documentaire interrogeant la paternité et une deuxième soudainement dramatisée.

Malgré tout, George Privet voit Drôle de père comme « un bon film ». Pour sa part, Helen Faradji, conquise, en loue la simplicité.

Ça repose sur pas grand-chose, c'est un homme et une petite fille qui apprennent à se découvrir. On multiplie les scènes avec des petits riens qui, très rapidement, font un grand tout très sensible, très délicat et très joli.

Helen Faradji

Outre les bons mots de la critique, la présence au générique des frères Dardenne et de Martin Scorsese en tant que producteurs pourra en convaincre quelques-uns de la qualité du deuxième long métrage de la réalisatrice belge.

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