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Une énergie éolienne rentable sur la Côte-de-Beaupré

Des éoliennes de la Seigneurie de Beaupré

Des éoliennes de la Seigneurie de Beaupré

Photo : Radio-Canada/Jean-François Nadeau

Radio-Canada

Au moment où la viabilité de l'énergie éolienne fait l'objet d'un débat au Québec, le projet des Parcs éoliens de la Seigneurie de Beaupré, sur la Côte-de-Beaupré, semble plus rentable que les estimations prévues.

Un texte de Jean-François Nadeau

Les Parcs éoliens de la Seigneurie de Beaupré représentent le plus important parc éolien en puissance au Canada. Au total, 164 éoliennes, pouvant alimenter 65 000 foyers en électricité durant un an, ont été installées au sommet des montagnes, sur les terres du Séminaire de Québec, à une vingtaine de kilomètres au nord de Saint-Tite-des-Caps.

Selon Boralex, l'entreprise qui exploite les installations, le site comporte plusieurs avantages.

« L'exploitation forestière fait en sorte qu'il y a déjà énormément de chemins existants dans la forêt que l'on peut utiliser. Il vente constamment et les lignes d'Hydro-Québec sont à proximité », explique le directeur du développement et des acquisitions de Boralex, Rafael Bourrellis.

Une éolienne

Une éolienne

Photo : Radio-Canada/Jean-François Nadeau

Les revenus au rendez-vous

La MRC de la Côte-de-Beaupré est partenaire de la 3e phase du projet et est donc propriétaire, à 49 %, de dix éoliennes. La MRC prévoyait, au départ, obtenir un million de dollars par année en redevances, sur 20 ans. Pour l'instant, les revenus représentent plutôt 1,8 million de dollars par année, qui servent à financer des projets des municipalités de la Côte-de-Beaupré.

« On parle, par exemple, de parcs riverains au fleuve Saint-Laurent, explique le directeur général de la MRC, Michel Bélanger. On investit autour du mont Sainte-Anne au niveau de différentes activités, des pistes cyclables. On investit aussi comme partenaires dans un centre de congrès. On aide également des organismes communautaires. »

Une trentaine de personnes travaillent en permanence aux Parcs éoliens de la Seigneurie de Beaupré. Ils sont entre autres responsables de la maintenance des équipements.

Une trentaine de personnes travaillent en permanence aux Parcs de la Seigneurie de Beaupré.

Les éoliennes sont gigantesques, comme en témoigne la grosseur de la base de celle-ci.

Photo : Radio-Canada/Jean-François Nadeau

Une énergie rentable?

L'énergie éolienne est souvent remise en question en raison de ses coûts de production. Rafael Bourrellis affirme que la question était valable il y a 10 ans, mais que la donne a beaucoup changé depuis.

« Aujourd'hui, les améliorations technologiques font en sorte que c'est la source la moins chère de production d'énergie au Québec et d'ailleurs presque partout dans le monde. L'énergie éolienne coûte moins cher aujourd'hui à produire que la nouvelle hydroélectricité », avance-t-il.

Plusieurs s’interrogent aussi sur la nécessité de produire de l'énergie éolienne alors qu’Hydro-Québec accumule les surplus énergétiques.

Rafael Bourrellis soutient qu'il y a une forte demande dans le nord-est des États-Unis pour l'électricité produite par le vent. Elle se vend plus cher que l'hydroélectricité parce qu'elle est considérée comme plus verte par nos voisins du sud. Boralex prévoit aussi une augmentation de la demande, à moyen terme, au Québec.

« L'industrie des blockchains veut s'implanter au Québec et requiert de grandes quantités d'énergie, souligne-t-il. Même Hydro-Québec a fait des représentations à la Régie de l'énergie, pour expliquer qu'elle n'était pas capable d'alimenter toute la demande d'énergie qui était requise pour les blockchains. »

Les éoliennes de la Seigneurie de Beaupré

Les éoliennes de la Seigneurie de Beaupré

Photo : Radio-Canada/Jean-François Nadeau

Des inconvénients décriés

Mais tout n'est pas rose pour les Parcs éoliens de la Seigneurie de Beaupré. Un recours collectif doit être entendu en avril 2019 concernant les phases un à trois. Les requérants se plaignent du bruit, de la poussière et du passage de nombreux camions, surtout durant la construction.

Boralex assure que si d'autres phases sont ajoutées, dans l'avenir, elles vont se faire différemment. « Pour les prochaines phases de développement, ce qu'on a proposé, c'est un nouveau chemin d'accès, totalement inhabité, pour justement éviter cet impact-là », soutient Rafael Bourrellis.

Les Parcs éoliens de la Seigneurie de Beaupré occupent présentement environ 10 % des 1 600 kilomètres carrés des terres du Séminaire de Québec. Boralex estime qu'il y aurait un potentiel, à long terme, pour doubler la production d'électricité sur le site.

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