•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le fabricant des poupées Barbie va produire des films

Une série de poupées Barbie couchées l'une sur l'autre
La poupée iconique Barbie conçue par l’entreprise américaine Mattel Photo: Getty Images / ivanastar
Agence France-Presse

Mattel, le fabricant de la célèbre poupée Barbie, a annoncé qu'il allait se lancer dans la production de films. Il crée ainsi une unité spéciale dans l'espoir de remonter la pente au moment où il est confronté à une érosion des ventes.

Cette division sera dirigée par Robbie Brenner, la productrice du film Dallas Buyers Club, réalisé par le Québécois Jean-Marc Vallée, et qui a valu notamment l'Oscar du meilleur acteur à l'Américain Matthew McConaughey.

L'objectif de cette unité va être de « développer et de produire des films inspirés des marques emblématiques et mondialement connues de l'entreprise », explique Mattel dans un communiqué publié dans la nuit de jeudi à vendredi.

Outre Barbie, Mattel produit les voitures miniatures Hot Wheels, les jouets pour enfants Fisher-Price ainsi que les poupées American Girl.

En retard sur la concurrence

Le groupe produit déjà des dessins animés, mais il était pour l'instant resté à l'écart des salles obscures.

Il revient ainsi à Mme Brenner de répondre aux critiques des marchés financiers qui s'étonnent que Mattel n'ait pas songé à transformer les héros de ses jouets en personnages de cinéma comme l'ont fait avec succès les groupes rivaux Hasbro (série de films des Transformers) et LEGO.

À la tête de Mattel depuis la fin d'avril, Yvon Kreiz ambitionne de trouver de nouvelles sources de revenus en transformant Mattel en producteur de films commerciaux hollywoodiens et en exploitant des licences.

Le nouveau PDG estime que l'entreprise pourrait doper ses revenus avec de bonnes recettes générées par des sorties en salle, ainsi qu'en monnayant son portefeuille de marques emblématiques.

Le groupe connaît une baisse des ventes depuis quelques années, pâtissant de la domination des jeux vidéo et des jeux électroniques.

Sa capitalisation boursière a fondu, s'établissant à 5,27 milliards de dollars, contre 12,82 milliards pour son compatriote Hasbro, alors que les deux sociétés ont des niveaux de revenus quasi identiques.

Suppression d'emplois

Outre le cinéma, M. Kreiz veut faire des économies : à la fin de juillet, Mattel a annoncé la suppression de 2200 emplois dans le monde et la vente de sites de production au Mexique.

Lors du deuxième trimestre, Mattel a creusé ses pertes, enregistrant un déficit de 240,9 millions de dollars pour un chiffre d'affaires de 840,7 millions de dollars, en baisse de 13,7 % sur un an.

Cinéma

Arts