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Québec solidaire invite les influenceurs du web dans son autobus de campagne

L'autobus de Québec solidaires dans un stationnement entouré d'arbres
C'est la première fois que Québec solidaire se paie un autobus de campagne depuis la création du parti, en 2006. Photo: Radio-Canada / Vianney Leudière
Radio-Canada

Déçu de ne plus voir de médias traditionnels à bord de l'autobus de campagne de Québec solidaire, le co-porte-parole de la formation, Gabriel Nadeau-Dubois, a invité les influenceurs du web à monter à bord de l'autobus pour couvrir la campagne. Et le parti est ouvert à négocier le tarif.

Un texte de Joëlle Girard

Jeudi, le député sortant de Gouin a lancé un message sur les médias sociaux, se désolant du fait que « depuis maintenant 24 heures, l'autobus de la tournée solidaire réservé aux médias est vide ». Les journalistes des médias traditionnels qui couvraient sa campagne à bord de l'autobus sont descendus récemment. Certains doivent revenir en fin de campagne.

Entre-temps, le co-porte-parole de la formation politique a lancé une invitation aux influenceurs pour qu'ils couvrent la campagne de Québec solidaire. Dans son message, il s'adresse à « toutes les personnalités du web, "twitteux", "facebookeux", "instagrammeux" et autres citoyens et citoyennes actifs sur les réseaux sociaux ».

Dans le cas des anciennes candidates de l'émission Occupation double Jessie Nadeau et Alexandra Stellini, qui cumulent respectivement 154 000 et 115 000 jeunes abonnés sur Instagram, le projet de suivre Québec solidaire en campagne a été lancé il y a environ deux mois.

« On avait déjà notre projet en tête, et de là, on a contacté les chefs de pas mal tous les partis », a expliqué Alexandra Stellini, énumérant le Parti québécois, le Parti libéral, la Coalition avenir Québec et le Parti vert, en plus de QS.

« On s’était déjà parlé, et j’avais envie de m’impliquer davantage et de donner envie aux gens qui me suivent de s’engager en politique », a pour sa part souligné Jessie Nadeau, qui se trouvait jeudi, avec sa collègue, en compagnie du parti dans les rues de Montréal.

« On a déjà interviewé Véronique Hivon [la vice-chef du Parti québécois] et on s’est dit : on va passer une journée pour voir l’envers du décor de Québec solidaire », a-t-elle précisé.

Des prix négociables

Traditionnellement, les médias qui montent à bord de l'autobus d'un parti pour la durée de la campagne doivent payer un tarif prédéterminé afin de préserver leur indépendance. En général, ces tarifs atteignent plusieurs milliers de dollars pour suivre la caravane d'un chef pendant toute la campagne, un montant qui n'inclut pas l'hôtel et les repas.

On a dit aux directions des médias avec qui on a parlé qu’on était prêts à négocier, qu’on était prêts à diminuer les coûts pour que les médias traditionnels soient présents, mais malheureusement, ce n’est pas une offre qui a été saisie.

Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de QS

« Alexandra et Jessie sont des invitées dans l’autobus de Québec solidaire, donc c’est un rôle très différent de celui des journalistes dans notre autobus de médias ou des gens qu’on va inviter dans notre autobus de médias au cours des prochaines semaines », a-t-il souligné.

Interrogé par La Presse canadienne quant à savoir si ces influenceurs devraient payer le même tarif que les médias traditionnels couvrant les campagnes à bord des autobus, M. Nadeau-Dubois a indiqué qu'ils devraient payer, mais que le parti était ouvert à négocier le tarif.

Dépense électorale?

Reste que si ces gens sont des influenceurs, ils pourraient avoir un penchant favorable pour Québec solidaire - ce qui pourrait être considéré comme une dépense électorale, une forme de publicité.

« On a pris la peine de vérifier du côté de notre agent officiel de la loi électorale pour s’assurer que tout est en ordre », a indiqué Gabriel Nadeau-Dubois.

Joint au téléphone, le Directeur général des élections n'a pas voulu commenter. « On a pris acte de la situation. On a été interpellé sur la question. Il s'agit d'un cas particulier et on ne commente pas de cas particulier. L'information a été transmise chez nous aux équipes du financement politique, des affaires juridiques, et tout ça, pour être regardé », a répondu Julie St-Arnaud-Drolet, porte-parole pour Élections Québec.

Avec des informations de Gabrielle Proulx

Avec les informations de La Presse canadienne

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