•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ce que fera David Saint-Jacques dans l'espace

Trois personnes en tenue d'astronaute.
Anne McClain, Oleg Kononenko et David Saint-Jacques vont tous les trois rejoindre la Station spatiale internationale en décembre. Photo: Agence spatiale canadienne

Dans une centaine de jours, la mission Expedition 58/59 décollera du Kazakhstan vers la Station spatiale internationale (SSI) avec à son bord l'astronaute québécois David Saint-Jacques. La recherche scientifique à caractère médical occupera la moitié de son temps.

Un texte de Yasmine Khayat

Le Québécois continue son perfectionnement technique au centre spatial Johnson de la NASA à Houston et explique qu’il est à présent dans un processus de préparation psychologique.

Ce n’est quand même pas rien de quitter la planète.

David Saint-Jacques, astronaute

« Je ne suis ni excité ni stressé, je suis plutôt concentré. L’orbite sera ma nouvelle maison pour plusieurs mois », dit-il. Six pour être exact, soit la plus longue mission canadienne dans l'espace.

David Saint-Jacques, de l’Agence spatiale canadienne, Anne C. McClain, astronaute de la NASA, et Oleg Kononenko, cosmonaute de Roscosmos, l’agence chargée du programme spatial civil russe, décolleront du Kazakhstan à bord de la fusée Soyouz, le 20 décembre (19 décembre, heure du Québec).

C’est lorsque leur fusée s’arrimera à la SSI que les trois astronautes pourront s’y installer.

Test de la combinaison spatiale de l'astronaute canadien David Saint-Jacques dans une chambre à vide. Test de la combinaison spatiale de l'astronaute canadien David Saint-Jacques dans une chambre à vide Photo : James Blair - NASA - JSC

Collaboration trinationale

Une Américaine, un Canadien et un Russe travailleront main dans la main pour faire avancer la science.

Tout un symbole, dont David Saint-Jacques semble prendre la pleine mesure.

« C’est quelque chose que je ressens fortement et qui me tient à cœur. On ne peut pas nier les tensions politiques, mais on a le privilège de démontrer au quotidien, Anne, Oleg et moi, que lorsqu’on travaille ensemble, on est capables d’accomplir des miracles. Je l’ai vécu durant cette année passée en préparation avec mes deux coéquipiers et cela me donne espoir pour les générations futures », explique-t-il.

Une photo prise l'ISS sur laquelle on peut voir la Terre vue de l'espace et plus précisément l'ouragan Lane.La Station spatiale internationale tourne autour de la Terre depuis son lancement en 1998. Photo : Reuters / NASA

Mission à but médical

Durant la mission Expedition 58/59, le Canada a son propre agenda scientifique. Et il est médical.

« La recherche scientifique à caractère médical occupera la moitié de mon temps dans l’espace. J’agirai en tant que technicien de laboratoire au sein de la station. Je serai tantôt l’opérateur qui mènera l’expérience, tantôt le cobaye », détaille le Québécois.

Les astronautes sont exposés aux rayons cosmiques. Ils subissent aussi le manque de gravité, qui entraîne une décalcification des os.

L’expérience est également psychosociale : elle porte sur la cohabitation de différentes cultures dans l’espace, en milieu hostile.

Expedition 58/59 constitue en outre un pas de plus vers le rêve de conquête de l’espace, l’avenir étant désormais tourné vers l’exploration de la Lune et de Mars.

« La Station spatiale internationale, c’est comme si on testait notre matériel de camping dans la cour arrière de notre maison avant d’aller sur l’Everest », explique l'astronaute, en faisant le lien avec sa culture canadienne.

« Pour moi, la recherche, l’art et l’exploration spatiale sont l’avenir de l’humanité », ajoute-t-il.

David Saint-Jacques voyagera léger. Il n’emportera qu’un baluchon aussi grand qu’une boîte de papiers mouchoirs.

Ce qui lui manquera le plus après sa famille et ses proches, c’est le souffle du vent, le soleil sur sa peau et dormir la fenêtre ouverte.

Espace

Science