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Marins britanniques accusés d'agression sexuelle : un des accusés s'esclaffe durant le procès

Simon Radford devant un ascenseur.
Simon Radford, un marin britannique accusé d'agression sexuelle, le 5 septembre 2018 à la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse, à Halifax. Photo: La Presse canadienne / Andrew Vaughan
Radio-Canada

L'un des deux marins britanniques qui subissent un procès pour une agression sexuelle alléguée à Halifax a pouffé de rire, jeudi, alors qu'une vidéo montrant présumément son coaccusé massant un homme nu a été présentée à la cour.

Un homme n’a pas de vêtements [et] est étendu sur le ventre sur le lit, en train d’être massé par M. Radford, a narré le sergent Tyler Bruce-Hayes, pressé de décrire la séquence vidéo diffusée à la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse. Il a identifié l’homme prodiguant le massage comme étant Simon Radford, 34 ans, l’un des deux marins accusés.

Darren Smalley, 38 ans, n’a pu retenir un éclat de rire alors que le son de la vidéo résonnait dans les nombreux haut-parleurs installés dans la salle d’audience. Des rires peuvent être entendus tout au long du document, alors qu’un homme nu qui n’a pas été identifié se fait masser les jambes.

Darren Smalley ouvre une porte à la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse le 4 septembre 2018 à Halifax.Darren Smalley à la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse le 4 septembre 2018 à Halifax. Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Darren Smalley et Simon Radford sont accusés d'agression sexuelle ayant causé des lésions corporelles et d'avoir participé à une agression sexuelle impliquant une ou plusieurs personnes dans les installations de la base de Shearwater en avril 2015. Les deux membres de la Marine royale britannique se trouvaient à Halifax pour participer à un tournoi militaire de hockey.

Le sergent Tyler Bruce-Hayes est le premier témoin appelé par la Couronne dans ce procès sans jury, qui se déroule devant le juge Patrick Duncan. C’est M. Bruce-Hayes qui a enquêté sur l’agression présumée en avril 2015 et qui a interrogé pendant deux heures la présumée victime.

Il a expliqué que des appareils électroniques avaient été saisis lors d’une perquisition aux baraquements militaires où étaient hébergés les accusés. C’est dans ces appareils que des vidéos et des photos se trouvaient.

Une autre vidéo a été montrée à la cour, jeudi. Elle est tirée de la caméra de surveillance d’un détaillant d’alcool. Les images captées le 9 avril 2015, à 23 h 55, montrent l’employé du commerce plaçant plusieurs caisses de bière dans le coffre d’une minifourgonnette blanche.

M. Bruce-Hayes affirme que la présumée victime et une autre personne lui avaient raconté avoir, le même soir, pris place à bord d’une minifourgonnette blanche dont les occupants se sont servis pour aller chercher de la bière.

Plus tôt dans la journée de jeudi, le sergent Bruce-Hayes a passé en revue des photos d’éléments de preuves saisis lors de l’enquête, dont un soutien-gorge et une culotte que la plaignante dit avoir portés durant l’agression sexuelle présumée.

L'enseigne de la base des Forces canadiennes de ShearwaterDeux marins britanniques accusés d'avoir commis un viol collectif dans un dortoir de la base de Shearwater subissent leur procès à Halifax. Photo : CBC

Il a aussi identifié des échantillons prélevés à la présumée victime par une infirmière lors d’un examen dans un hôpital d’Halifax tôt le 11 avril 2015.

Tyler Bruce-Hayes doit être contre-interrogé par les avocats de la défense Ian Hutchison et David Bright, vendredi.

L’avocat de la Couronne Eric Taylor prévoit quant à lui appeler à la barre environ 12 témoins lors de ce procès.

Les accusés ne sont pas détenus, mais tenus de respecter de strictes conditions.

L’identité de la présumée victime est protégée par un interdit de publication.

Avec les informations de La Presse canadienne

Nouvelle-Écosse

Procès et poursuites