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Des Estriens réagissent au décès de Lise Payette

Lise Payette sur le plateau de <i>Tout le monde en parle </i> en 2016

Lise Payette sur le plateau de Tout le monde en parle en 2016

Photo : Radio-Canada/Karine Dufour

Radio-Canada

Le décès de Lise Payette, survenu mardi soir, a touché plusieurs Estriens qui l'ont côtoyée au fil des années tant dans la sphère professionnelle que politique.

C'est le cas de Josée Boileau qui l'a côtoyée de 2009 à 2016 alors qu'elle était rédactrice en chef du journal Le Devoir. J'avais la responsabilité des chroniqueurs, dont Mme Payette. C'est comme ça que j'en suis venue à signer la préface de la réédition en 2014 de sa biographie Des femmes d'honneur.

La meilleure façon de décrire Mme Payette, je dirais que c'est une femme libre. Quand on est libre, on fait des choses audacieuses, mais on fait aussi des erreurs. Mme Payette en a commis, mais a fait aussi avancer des choses. C'est ce que je retiens du personnage de notre vie publique.

L'ex-ministre et députée de Sherbrooke, Marie Malavoy, abonde dans le même sens. Dans les rangs du Parti québécois, c'est une figure immense [...] Elle a continué à être en lien avec nous, car elle est membre d'un comité que je préside, celui des femmes anciennes parlementaires. Elle a continué à garder un lien d'affection pour la politique et les femmes en politique. Ce qu'il faut retenir, [...] c'est aussi ce qu'elle représente pour le droit des femmes y compris en politique.

On lui doit un immense merci. Elle a tracé une certaine voie et elle restera comme un phare qui va éclairer la route des autres femmes qui vont suivre et qui vont prendre leur place dans tous les domaines de la société y compris dans celui de la politique où nous sommes encore minoritaires.

Marie Malavoy, ex-députée de Sherbrooke et ministre

Pour Nicole Dorin, qui a été au Conseil du statut de la femme pendant 17 ans en Estrie à l'époque où Mme Payette était ministre de la Condition féminine, il ne fait aucun doute qu'elle a laissé sa marque dans l'histoire du féminisme au Québec. Je trouve que c'est une femme qui a servi à libérer non seulement les femmes, mais les hommes aussi [...] Elle a fait en sorte qu'on encourage les femmes à prendre leur place et que les hommes ne prennent pas toute la place. Je trouvais que c'était une femme qui ne se prenait pas pour une autre. Elle était ministre, mais elle était d'une grande simplicité.

Réal Rancourt, quant à lui, se souvient de son pouvoir de persuasion. Ancien député du Parti Québécois dans Saint-François de 1976 à 1985, l'homme a fait partie, avec Mme Payette, du premier gouvernement péquiste. Il se rappelle qu'elle était toujours la première arrivée à l'Assemblée nationale et qu'elle savait se faire entendre au caucus.

C'était une personne qui nous parlait avec une voix toujours posée, jamais agressive, toujours douce, mais avec une fermeté, dans le sens, elle savait où elle voulait aller. Elle avait une idée. Elle nous rencontrait pour nous dire les choses auxquelles on pouvait adhérer si elle nous l'expliquait correctement. C'était ça son grand pouvoir en politique.

Réal Rancourt, ancien député du Parti québecois dans Saint-François

M. Rancourt ajoute que, pour lui, elle reste une figure marquante de l'histoire du Québec.

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