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Fin abrupte pour le restaurant Coco-Tango

Sur la porte du commerce, une feuille blanche annonçant la décision de la propriétaire.

Sur sa porte, le Coco-Tango annonce sa fermeture définitive.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Roy

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le restaurant Coco Tango, situé à l'intersection des rues Royale et Saint-Roch au centre-ville de Trois-Rivières, ne servira plus de déjeuners et de dîners. La décision a été rendue publique mercredi.

Un texte de Jérôme Roy

La propriétaire Micheline Proulx explique que « plusieurs points » l'ont poussé à fermer définitivement son restaurant après 14 ans d'opération. Sa décision a été prise il y a « quelques semaines ».

Le Coco-Tango est le troisième restaurant de la rue Saint-Roch à fermer ses portes en moins de deux ans.

Elle se dit d'abord très fatiguée, après avoir travaillé « de 90 à 100 heures par semaine en moyenne » cet été.

Mme Proulx précise qu'en plus d'avoir du mal à se trouver des employés, ceux-ci priorisent désormais les loisirs avant le travail, ce qui complique la gestion des horaires. Elle ajoute que les hausses du salaire minimum mettent de plus en plus de pression sur les prix des repas.

Des travaux qui dérangent

En plus de multiplier ses heures au restaurant, Micheline Proulx a dû vivre avec d'importants travaux devant son établissement.

Selon elle, les cônes placés sur la rue Saint-Roch pendant quelques mois ont fait fuir les touristes. Elle affirme aussi avoir dû appeler la Ville à de nombreuses reprises pour demander que soit déplacée la machinerie immobilisée dans son stationnement.

« La machinerie est partie, mais les cônes sont restés. Ils sont partis le 15 août. Ils étaient installés depuis le début du mois de mai. Ça devait durer un mois. »

— Une citation de  Micheline Proulx, propriétaire du Coco-Tango
Micheline Proulx, propriétaire du restaurant Coco-TangoAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Micheline Proulx, propriétaire du restaurant Coco-Tango

Photo : Radio-Canada

Même si elle comprend que des travaux sont nécessaires, elle s'explique mal que la Ville en ait fait autant simultanément au centre-ville. Bien que ce ne soit pas la principale cause de sa décision, Micheline Proulx en a gros sur le coeur et l'été qui vient de passer est la goutte qui a fait déborder le vase.

Selon elle, les efforts de la Ville sont concentrés sur la rue des Forges pendant la période estivale et, tout comme d'autres restaurateurs situés en périphérie, elle s'est sentie laissée pour compte.

Après 14 ans, elle se dit essouflée et épuisée de devoir continuellement défendre son commerce.

Communication difficile

Le directeur général de la Société de développement commercial du centre-ville de Trois-Rivières, Mathieu Lahaye, affirme que plusieurs commerces disent avoir vécu une année record au centre-ville, malgré les travaux.

Il admet par contre que la communication entre la Ville et les commerçants est difficile quand il y a des travaux. Une préoccupation qui a été adressée à quelques reprises aux différentes directions concernées, selon lui.

« De mieux les informer, de mieux communiquer les impacts. Je pense que la Ville est bien au fait de ça et va apporter les correctifs nécessaires au cours des prochaines années. »

— Une citation de  Mathieu Lahaye, directeur général de la Société de développement commercial du centre-ville de Trois-Rivières
Mathieu Lahaye, directeur général de la Société de développement commercial du centre-ville de Trois-RivièresAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mathieu Lahaye, directeur général de la Société de développement commercial du centre-ville de Trois-Rivières

Photo : Radio-Canada

Le conseiller municipal Denis Roy confirme qu'il siège sur un comité qui travaille présentement sur une nouvelle politique de l'information et des communications.

Il affirme que l'amélioration de la communication entre la Ville de Trois-Rivières et les commerçants lors de la planification de travaux fait partie des discussions.

Annonce émouvante

Avant de publier sa décision mercredi, Mme Proulx raconte avoir partagé la nouvelle avec ses clients habitués à partir de vendredi. Elle admet avoir versé des larmes lors de ces moments.

Propriétaire de l'édifice où se trouvait le Coco-Tango, Micheline Proulx promet « de se revirer de bord » rapidement. Elle ne sait pas précisément ce qu'elle fera, mais évoque déjà la possibilité d'y aménager des bureaux pour les louer.

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