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Couillard promet de limiter l’achat des terres agricoles par des fonds d’investissement

Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard

Philippe Couillard entend assurer la survie des fermes familiales.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

En cas de réélection, Philippe Couillard compte limiter l'achat de terres agricoles par des fonds d'investissement à 100 hectares par an. Le but, explique-t-il, serait de limiter la spéculation et de préserver les fermes familiales.

Un texte de Romain Schué (Nouvelle fenêtre)

L’achat des terres par des fonds d’investissement est « une encoche au modèle souhaité de fermes familiales », a déclaré jeudi Philippe Couillard devant les membres de l’Union des producteurs agricoles (UPA) à Longueuil.

Le chef libéral vise notamment l’entreprise Pangea, créée en partie par Charles Sirois, cofondateur de la Coalition avenir Québec (CAQ). Cette firme permet aux producteurs de conserver leurs terres, avant une répartition des profits entre les agriculteurs et la société.

Ce système, cependant, est décrié par l’UPA, qui dénonce une montée des prix des terres agricoles au Québec.

Depuis 2005, assure l’organisation syndicale qui regroupe près de 42 000 producteurs, la valeur des terres a bondi de 350 %, alors que l’inflation a été limitée à 22 %. « Il faut intervenir », a lancé Marcel Groleau, le président de l’UPA, devant Philippe Couillard.

Ces derniers mois, le gouvernement Couillard avait déjà fait part de son inquiétude vis-à-vis de ce modèle d’affaires, alors qu’il n’y a à ce jour aucune limite d’achat pour les fonds d’investissement.

« Il ne s’agit pas d’interdire à ces fonds d’exister, non plus aux producteurs qui voudraient transiger de le faire, mais il faut fixer une limite », a précisé Philippe Couillard, avant de nier tout attaque politique contre la CAQ.

« Ce serait triste, parce que j’ai parlé pour les agriculteurs. S’il y en a qui veulent faire des interprétations, libre à eux », a-t-il estimé.

Le Parti québécois soutient cette idée

En déplacement à Saint-Charles-sur-Richelieu, Jean-François Lisée a indiqué qu'il partageait la même prise de position. Il a cependant reproché à Philippe Couillard d'avoir écarté un projet de loi déposé en ce sens en 2016.

« Si monsieur Couillard voulait agir là-dessus, il avait juste » à soutenir l'idée du Parti québécois, a-t-il rappelé.

« Il faut faire le bilan de l’exercice Pangea, ce que les libéraux n’ont pas fait », a-t-il également mentionné, en se disant toujours « ouvert à la discussion ».

Couillard met son bilan de l’avant

Le chef libéral, qui souhaite offrir aux agriculteurs « un environnement économique propice à la production », a également fait une série de promesses aux agriculteurs.

Il s’est notamment engagé, une nouvelle fois, à « maintenir becs et ongles » la gestion de l’offre dans le cadre de la renégociation de l’ALENA. En réclamant le vote des agriculteurs, il a également mis de l’avant son bilan, en tant que premier ministre, pour défendre les producteurs québécois.

J’ai mis ma tête sur le billot pour [défendre] cette cause-là.

Une citation de : Philippe Couillard, chef du PLQ

Le chef libéral a cependant minimisé en point de presse, quelques minutes plus tard, la portée de sa phrase.

« La négociation, c’est celle du gouvernement fédéral. Ce n’est pas ma négociation à moi. Je suis là pour défendre les agriculteurs dans cette négociation. Ceux qui vont prendre la responsabilité d’une entente, c’est pas nous. C’est le gouvernement fédéral », a-t-il souligné.

Philippe Couillard a aussi fait part de son intention de revoir les programmes d’assurance de la Financière agricole, dans le but de « mieux » considérer « les intempéries naturelles ».

Pour « soutenir davantage la relève agricole », il a dit vouloir revoir l’admissibilité aux fonds gouvernementaux pour « encourager nos jeunes à se tourner vers ce métier ».

Nouveau programme de crédit de taxes foncières agricoles en 2019

Par ailleurs, un nouveau programme de crédit de taxes foncières agricoles verra le jour « dès la première année » d’un nouveau mandat, a mentionné Philippe Couillard.

Cette réforme avait déjà été évoquée par le gouvernement, avant d’être mise sur la glace l’an passé, en raison de la grogne de nombreux agriculteurs, qui déploraient de fortes augmentations de leurs taxes.

D'ici une entente, le chef libéral promet de verser 20 millions de dollars supplémentaires par année en guise de compensation aux producteurs.

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