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Gestion de l'offre : la relève agricole manifeste

Un fermier nourrit ses vaches.

Des vaches laitières ingurgitent leur ration céréalière (archives).

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quelques centaines d'agriculteurs de la relève ont manifesté devant les bureaux de Justin Trudeau à Montréal mercredi pour réclamer le maintien intégral de la gestion de l'offre.

Plusieurs producteurs agricoles de la région de la Capitale-Nationale, de Chaudière-Appalaches et de l'Estrie ont pris la route à bord d'autocars nolisés pour se rendre devant les bureaux montréalais du premier ministre du Canada.

Ils craignent que le système qui encadre la production des produits laitiers, des oeufs et de la volaille ne soit sacrifié lors des discussions pour le renouvellement de l'ALENA.

Selon l'Union des producteurs agricoles (UPA), c'est en raison de la gestion de l'offre que le Québec est la province où le plus de jeunes peuvent être en affaires dans le domaine.

« Beaucoup des entreprises sous gestion de l'offre ont de la relève. Chez nous, la ferme appartient à mon père et à mon oncle et je suis en train de la reprendre », indique Marc-Antoine Turcotte, vice-président de la Fédération de la relève agricole, pour les régions de la Capitale-Nationale et de la Côte-Nord.

C'est vraiment un système qui peut nous assurer qu'on va être capable de faire nos paiements, de payer nos parents pour l'entreprise pour plusieurs années.

Marc-Antoine Turcotte, vice-président de Fédération de la relève agricole, Capitale-Nationale-Côte-Nord

La Fédération, qui est affiliée à l'Union des producteurs agricoles (UPA), souligne que le Canada a permis l'entrée au pays de plus de 17 000 tonnes de fromage européen lorsqu'il a négocié l'Accord économique et commercial global (AECG) avec l'Union européenne (UE).

De plus, elle rappelle qu'Ottawa a ouvert encore davantage les marchés sous gestion de l'offre avec le Partenariat transpacifique (PTP) en faisant le calcul que les États-Unis seraient les premiers à s'en prévaloir.

Or, les États-Unis se sont retirés du PTP sous l'impulsion du président Donald Trump, mais l'ouverture aux marchés est demeurée en place, de sorte que ce sont les autres pays membres -- au premier chef la Nouvelle-Zélande -- qui bénéficieront de cet accès additionnel.

Avec les informations de La Presse canadienne

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