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Boussole électorale : le remboursement des soins dentaires divise les répondants

Un dessin représentant une dent malade est affiché dans un cabinet de dentiste.
Selon l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques, plus du tiers des Québécois ne soignent pas leur dentition en raison des coûts trop élevés. Photo: Radio-Canada / Elisa Serret

Les questions de santé sont toujours une grande source de préoccupation pour les Québécois, mais la question de l'accès aux soins dentaires est souvent absente du débat public. Pourtant, nombreux sont ceux qui s'en préoccupent, selon les données de la Boussole électorale.

Un texte d’Elisa Serret

En 2016, l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) estimait que 27 % des Québécois ne soignaient pas leur dentition en raison des coûts jugés trop élevés. Il s'agit d'une hausse de 10 % par rapport à 2013.

Correction

Dans une version précédente du texte, il était indiqué que les coûts des soins dentaires jugés trop élevés faisaient en sorte que 37 % des Québécois ne soignaient pas leur dentition, mais la proportion est plutôt de 27 %.

De nombreux professionnels de la santé militent depuis longtemps pour un meilleur accès aux soins dentaires. Le docteur William Déry, du Carrefour dentaire de Montréal, est l'un d'entre eux. Le dentiste affirme que le Québec est la province avec le plus haut taux d’édentement au pays.

Le dentiste est photographié dans son cabinet.Le docteur William Déry milite pour la couverture des soins dentaires par le gouvernement. Photo : Radio-Canada / Elisa Serret

Selon lui, la santé buccodentaire n’est pas une priorité pour le gouvernement, une situation qu’il trouve déplorable considérant qu'elle est essentielle à la santé générale.

Je vois régulièrement des patients retourner à la maison parce qu’ils n’ont pas les moyens de se payer les traitements.

Dr William Déry, Carrefour dentaire de Montréal

En pleine campagne électorale québécoise, chaque parti y va de ses propositions sur l’accessibilité aux soins dentaires. Mais au-delà des divergences d’opinions des formations politiques, qu'en pensent les utilisateurs de la Boussole électorale?

Un répondant sur deux est d'avis que le gouvernement devrait couvrir les soins dentaires pour tous les Québécois, même si cela signifie une hausse d’impôt, tandis qu'un peu plus du tiers des utilisateurs sont en désaccord avec cette proposition.

Les utilisateurs de la Boussole électorale âgés de 18 à 34 ans sont les plus favorables à la proposition (58 %). Chez les 35 à 54 ans, le taux d'approbation est de 47 % et chez les 55 ans et plus, il est de 49 %.

Sans surprise, les utilisateurs qui s’alignent davantage avec Québec solidaire sont les plus favorables à un régime public d'assurance dentaire, même si cela entraîne une hausse d’impôt.

Sur cette même question, il n'y a pas de différence notable entre les réponses des hommes et celles des femmes.

Payer plus ou moins les médecins?

La rémunération des médecins a été au coeur d'innombrables débats dans la dernière année. Le Parti libéral de Philippe Couillard a essuyé de multiples critiques parce qu’il a augmenté la rémunération des médecins pendant son dernier mandat. La Boussole électorale a donc demandé à ses utilisateurs : combien les médecins devraient-ils être payés au Québec?

En somme, la moitié des répondants estiment que les médecins devraient être moins bien rémunérés. Seulement 9 % d'entre eux sont d'avis contraire et 41 % considèrent que la rémunération des médecins est juste.

Les divergences d’opinions sur cette question varient également selon l’appartenance linguistique.

Près du tiers des répondants anglophones estiment qu'il faut augmenter la rémunération des médecins, contre seulement 7 % des francophones. Chez les allophones, 13 % sont du même avis.

Les informations présentées dans ce texte reposent sur les réponses de 97 394 répondants ayant participé à la Boussole électorale entre le 24 août 2018 et le 4 septembre 2018.

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