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Boussole électorale : redresser les finances publiques, mais à quel prix?

Portraits de citoyens.

Image d'entête

Photo : Radio-Canada / Basst Hadjem

Radio-Canada

L'économie est la priorité majeure des électeurs néo-brunswickois, selon les résultats de la Boussole électorale. Mais comment créer une province prospère? Les répondants à la Boussole sont partagés sur les moyens d'y arriver.

Un texte de Gabriel Garon

Les partis politiques proposent différents moyens de redresser les finances et de stimuler l'économie. Mais qu'est-ce qui est important pour les électeurs?

À la question Combien le Nouveau-Brunswick devrait-il dépenser pour aider au développement économique du nord de la province?, 43 % des répondants croient que le gouvernement devrait dépenser plus. Près du tiers croit que le gouvernement en fait assez, mais 21 % des répondants de la Boussole pensent que le gouvernement devrait dépenser moins d'argent pour soutenir l'économie du nord du Nouveau-Brunswick.

Si on divise les résultats selon la langue maternelle des répondants, les francophones, majoritaires dans le nord de la province, croient à 70 % que le gouvernement devrait dépenser plus. Une proportion qui baisse à 34 % chez les anglophones, qui pensent plutôt que le gouvernement en fait assez.

Remboursement de la dette

L'économie au Nouveau-Brunswick demeure assez précaire, malgré la croissance récente stimulée par la baisse des prix du pétrole. La population est vieillissante et la population active diminue, entraînant avec elle une baisse de la consommation. La situation financière de la province n'est pas plus reluisante : la dette nette de la province atteint maintenant près de 14 milliards de dollars.

À la question Quelle part du budget du Nouveau-Brunswick devrait servir à rembourser sa dette?, les électeurs sont catégoriques : les deux tiers des répondants souhaitent voir plus d'argent injecté dans le remboursement de la dette. Mais à quel prix?

À l'affirmation Il faudrait réduire le déficit budgétaire de la province, même si cela devait entraîner une diminution des services publics, les utilisateurs de la Boussole sont partagés.

Près de la moitié sont d'accord, alors que 36 % des répondants ne veulent pas accepter les conséquences d'une éventuelle diminution des services publics.

Investissement et intervention du gouvernement

De manière générale, 51 % des électeurs ayant participé à la Boussole électorale sont d'avis que le Nouveau-Brunswick devrait dépenser plus d'argent pour attirer de nouvelles entreprises dans la province. Mais 46 % des répondants s'entendent pour dire que l'intervention du gouvernement aggrave habituellement la situation lorsqu'il y a un problème de nature économique.

Les informations présentées dans ce reportage proviennent des réponses de 7149 répondants ayant participé à la Boussole électorale du 24 août au 4 septembre 2018.

La Boussole électorale n'est pas un sondage

Dans un sondage classique, les sondeurs choisissent les participants, pour avoir un échantillonnage plus représentatif du portrait sociodémographique de la région visée par le sondage. Dans le cas de la Boussole, la participation est entièrement volontaire. Il se peut donc que l'échantillonnage soit moins représentatif.
Ne vous inquiétez pas : vos réponses restent confidentielles. Il n'y a aucun moyen de vous identifier.

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