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Quand votre système de sécurité donne accès aux voyeurs

Caméra de sécurité résidentielle orientée vers une maison voisine.

Les caméras de surveillance installées chez Shelan Faith appartenaient à la compagnie Vivint Home Security.

Photo : iStock / PHOTOGraphicss

Radio-Canada

Une résidente de Saskatoon a eu toute une frayeur lorsqu'elle a ouvert la lettre d'une étrangère. Cette dernière lui décrivait en détail l'intérieur de sa maison. C'est à ce moment que la jeune femme a réalisé qu'il y avait une brèche dans son système de surveillance à domicile.

Le 25 août, Shelan Faith, a reçu une lettre troublante d’une étrangère. Cette dernière, sans jamais l'avoir rencontrée, détenait une panoplie de renseignements sur elle et sa maison.

Pour prouver que la lettre n’était pas un canular, l’étrangère lui a fourni des détails spécifiques sur les événements survenus chez elle au cours des derniers jours, dont une fidèle description des visiteurs qui avaient sonné à la porte. L’auteure de la lettre pouvait également décrire l’intérieur de la résidence des Faith, y compris la chambre de leur enfant.

L'étrangère était comme eux cliente de la compagnie de sécurité Vivint Home Security et avait eu accès aux informations des Faith ainsi qu'à leurs caméras de surveillance.

Shelan Faith ne croit pas que l’auteur de la lettre lui ait écrit pour lui faire peur, mais plutôt pour l’avertir des informations sur sa vie privée étaient si facilement accessibles.

« Nous aurions facilement pu être volés ou même blessés si [ces informations] s’étaient retrouvées entre de mauvaises mains », dit-elle.

La compagnie reconnaît son erreur

L’auteure de lettre a confié à Shelan Faith qu’elle avait essayé de résoudre le problème avec la compagnie de sécurité, mais sans succès.

La compagnie Vivint Home Security, pour sa part, nie avoir été contactée par cette dernière. Elle affirme n'avoir pris connaissance de la situation que lorsque Shelan Faith a communiqué avec elle.

Personne ne me croyait. J’ai dû leur envoyer la lettre pour leur prouver que je ne mentais pas.

Shelan Faith

Depuis, Vivint Home Security a reconnu la défaillance. La compagnie, établie en Utah, affirme que cette brèche était « le résultat d’une erreur humaine lors de la connexion à la mauvaise adresse de courriel ».

Shelan Faith a décroché les caméras de surveillance qui se trouvaient à sa porte d’entrée et dans la chambre de son enfant, parce que, selon elle, la compagnie « a mis des jours pour désactiver le système. »

Au départ, Vivint Home Security avait demandé à la femme de Saskatoon de payer des milliers de dollars en frais d’annulation de contrat. Toutefois, depuis que cette histoire a été rendue publique, la compagnie américaine a annulé, sans frais, le compte des Faith.

« À notre connaissance [cet incident] ne s’est jamais produit auparavant. Nous mettons à jour nos processus pour nous assurer que cela ne se reproduise plus », pouvait-on lire dans le courriel de réponse de la compagnie envoyé à CBC News.

Un cas précédent

Toutefois, en 2012, un client de la même compagnie, originaire de St-John, au Nouveau-Brunswick, avait déclaré à CBC News qu’il pouvait voir chez ses voisins. Il avait, lui aussi, été informé qu’il devait payer pour annuler son abonnement.

Vivint Home Security s’est défendue, affirmant que cette erreur s’était produite quand la société utilisait une plateforme de sécurité externe. En 2014, la compagnie a changé son système pour une plateforme de maison intelligente.

Désormais, une adresse courriel est nécessaire pour se connecter au système de sécurité.

La compagnie Vivint Home Security compte près de 1,4 million d’abonnés aux États-Unis et au Canada.

Avec les informations d'Alicia Bridges, CBC News

Saskatchewan

Prévention et sécurité